Flavie Prévot - publié le 25 02 2026

Se lancer freelance avec le chômage : bonne ou mauvaise idée idée ? Charlène Hemery dit que c'est un piège. Sans le chômage, Hugues Trijasse se serait lancé 10 ans plus tard. Et Camille s'est lancé sans pour préserver sa liberté. Et toi, tu en penses quoi ?

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Se lancer en freelance avec le chômage : bonne ou mauvaise idée ? (3 entrepreneurs témoignent)

C'est la question que tout le monde se pose en France quand on veut devenir freelance. Est-ce que je démissionne ? Est-ce que je négocie une rupture conventionnelle pour toucher le chômage ? Est-ce que je fais un abandon de poste ? Est-ce que je me fais licencier ? Bref, comment je fais pour avoir dix-huit mois d'allocations chômage pour me lancer sereinement ? Parce qu'on te dit partout qu'il faut un filet de sécurité. Que sans chômage, c'est trop risqué. Que tu vas te mettre en danger financièrement. Mais est-ce vraiment une bonne idée ? Ou est-ce un piège ? Est-ce que toucher le chômage pendant dix-huit mois ne risque pas de te rendre paresseux ? De retarder ta confrontation avec le marché ?

Pour répondre à cette question, j'ai réuni trois entrepreneurs :

🏴‍☠️ Charlène Hemery, qui pense qu'il faut être skin in the game pour réussir. Elle a refusé des centaines de milliers d'euros d'aides (CPF, OPCO) et a démissionné sans chômage pour se confronter au marché.

🏴‍☠️ Hugues Trijasse, qui a utilisé le chômage pour se lancer à 22 ans et pense que sans ça, il aurait attendu 10 ans de plus.

🏴‍☠️ Camille Dufossez, qui n'a jamais touché le chômage parce qu'elle vivait déjà à l'Île Maurice.

Trois profils différents. Trois parcours différents. Trois avis complètement différents sur le chômage. Dans cet article, ils vont te raconter leurs parcours. Leurs choix. Leurs erreurs. Et te donner leur avis sans filtre sur cette question taboue en France.

Prêt(e) ? Allez, c'est parti.

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Charlène : "J'ai démissionné sans chômage, c'est le meilleur choix que j'ai fait"

Commençons par Charlène Hemery. Charlène est experte en recrutement inbound. Elle accompagne des startups et des scale-ups à recruter leurs talents en créant du contenu qui attire les bons profils au lieu de les chasser. Et pour pouvoir se lancer en freelance, Charlène a démissionné sans chômage et sans rupture conventionnelle. Oui, oui... sans filet. Elle a juste démissionné.

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Enfin, Charlène n'a pas quitté son job du jour au lendemain. Elle a économisé pendant 1 an et demi pour construire une épargne de sécurité. Elle a mis de côté une partie de son salaire tous les mois, pour pouvoir tenir six mois, douze mois sans revenus si jamais ça ne marchait pas. Et une fois qu'elle avait cette épargne, elle a démissionné. Sans négocier de rupture conventionnelle. Sans essayer de gratter du chômage. Pourquoi ? Le skin in the game. Pour Charlène, toucher le chômage, c'est un piège. Parce que ça te met dans une zone de confort. Tu touches tes allocations tous les mois. Tu payes ton loyer. Tu manges. Tu n'as pas la pression. Et du coup, tu ne te confrontes pas vraiment au marché. Tu prends ton temps. Tu peaufines ton offre. Tu réfléchis. Tu attends le bon moment. Tu testes des trucs. Mais tu ne vends pas vraiment. Tu ne te mets pas vraiment en danger.

Et pour elle, c'est un problème. Parce que l'entrepreneuriat, c'est avoir la dalle. C'est avoir peur. Et cette peur, elle te force à bouger. À aller chercher des clients. À vendre. À confronter ton offre au marché. À ajuster rapidement. Et sans cette peur, tu stagnes. Tu tournes en rond. Tu perds du temps. Charlène le dit clairement : "Si j'avais touché le chômage, j'aurais mis beaucoup plus de temps à me lancer vraiment. J'aurais été trop confortable. J'aurais attendu que tout soit parfait avant de vendre. Et du coup, j'aurais perdu un an."

En démissionnant sans chômage, elle s'est obligée à aller vite. À vendre dès le premier mois. À confronter son offre au marché immédiatement. Et ça a marché.

Le message de Charlène : responsabilise-toi. Pour Charlène, le problème du chômage, c'est qu'il déresponsabilise. Tu te dis : "J'ai 18 mois devant moi. Ça me laisse le temps." Et tu perds ce temps. Alors qu'en te mettant la pression toi-même, en renonçant au chômage, tu te responsabilises. Tu te dis : "Je n'ai pas le choix. Il faut que ça marche. Maintenant." Et cette urgence, elle crée de l'action.

Maintenant, est-ce que tout le monde peut faire comme Charlène ? Non. Charlène avait une épargne, elle n'avait pas d'enfants à ce moment-là, ni de prêt immobilier. Elle était dans une situation où elle pouvait se permettre de prendre ce risque. Malgré tout, peu importe ta situation, tu peux commencer à préparer ta transition en démarrant ton épargne de sécurité, dès ce mois-ci.

Hugues : "Sans le chômage, je me serais lancé dix ans plus tard"

Hugues Trijasse (plus connu sous le nom de Frenchstartupper) est investisseur. Il accompagne des entrepreneurs dans leurs levées de fonds. Et Hugues, lui, a touché le chômage et il te le dira : "Sans le chômage, je me serais lancé dix ans plus tard."

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Hugues vient d'une famille aisée. Il aurait pu se lancer sans chômage. Il avait un filet de sécurité familial. Mais psychologiquement, il n'était pas prêt. Il avait peur. Il se demandait si c'était le bon moment. Si c'était une bonne idée. Si ça allait marcher. Et le chômage lui a donné cette sécurité psychologique dont il avait besoin pour sauter. Sans le chômage, il aurait attendu. Il aurait continué à travailler en CDI. À gagner son salaire. À économiser. Et il se serait dit : "Un jour, je me lancerai. Quand j'aurai assez d'argent. Quand je serai prêt."

Et ce jour serait arrivé dix ans plus tard, à 30 ans (et peut-être même plus tard). Alors qu'avec le chômage, il s'est lancé à 21-22 ans. Et ces dix années d'avance, elles ont changé sa vie. Mais attention au tempérament de chacun, car les paresseux vont attendre longtemps. Si tu es quelqu'un d'actif, quelqu'un qui a la dalle, quelqu'un qui a envie de réussir, le chômage va t'aider. Il va te donner la sécurité psychologique dont tu as besoin pour te lancer sans te mettre en danger financièrement. Et tu vas l'utiliser intelligemment. Tu vas te lancer rapidement. Tu vas tester. Tu vas vendre. Et tu vas arrêter le chômage dès que ton business décolle. En revanche, si tu es quelqu'un de paresseux, quelqu'un qui procrastine, quelqu'un qui a peur de se confronter au marché, le chômage va être un piège. Tu vas attendre. Tu vas repousser. Tu vas te dire : "J'ai dix-huit mois. Je peux attendre." Et tu vas attendre jusqu'à la dernière minute. Jusqu'à ce que tes allocations s'arrêtent. Et là, tu vas paniquer. Et tu vas te mettre à bosser. Mais tu auras perdu deux ans.

Donc pour Hugues, la question, ce n'est pas : "Est-ce que le chômage est une bonne idée ?"

La question, c'est : "Quel est ton tempérament ?" Si tu es actif, fonce. Prends le chômage. Utilise-le intelligemment. Si tu es paresseux, méfie-toi. Peut-être que tu as besoin de te mettre la pression autrement. La dalle intérieure existe même quand tu viens d'un milieu aisé. Hugues insiste sur un point. On pense souvent qu'il faut avoir été pauvre, avoir galéré, avoir eu faim pour réussir en entrepreneuriat. Mais ce n'est pas vrai. Lui vient d'une famille aisée. Il n'a jamais manqué de rien. Et pourtant, il a cette cette peur de manquer. Cette envie de réussir. Parce que cette dalle, elle ne vient pas forcément de ton milieu social. Elle vient de ta personnalité. De ton caractère. De ton tempérament.

Donc non, tu n'as pas besoin d'avoir été SDF pour réussir en entrepreneuriat. Tu n'as pas besoin d'un storytelling dramatique. Tu as juste besoin d'avoir envie. D'avoir cette énergie qui te pousse à avancer. Et cette énergie, elle peut exister même si tu viens d'un milieu confortable.

Camille : "Je n'ai jamais touché le chômage, je vivais déjà à l'île Maurice"

Camille Dufossez est la fondatrice de L'École du SEO. Elle forme des entrepreneurs et des freelances au référencement naturel. Et Camille, elle n'a jamais touché le chômage. Pas parce qu'elle a choisi de ne pas le toucher. Mais parce qu'elle vivait déjà à l'Île Maurice quand elle s'est lancée. Et à Maurice, pas de chômage pour les entrepreneurs.

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Elle n'a pas eu le choix, mais voici ce qu'elle aurait fait : "Si j'avais eu le chômage, ça m'aurait apporté de la sérénité. Pas pour vivre confortablement. Mais pour pouvoir payer mon loyer et réinvestir tout l'argent que je gagne dans mon business. Pour embaucher. Pour investir dans des outils. Pour scaler plus vite."

Parce que quand tu n'as pas de chômage, tu dois d'abord te payer un salaire. Et ce salaire, il vient de ton chiffre d'affaires. Donc tu ne peux pas tout réinvestir. Tu dois en garder une partie pour vivre. Alors qu'avec le chômage, tu touches tes allocations tous les mois. Et du coup, tout ce que tu gagnes avec ton business, tu peux le réinvestir. C'est un accélérateur. Et pour Camille, ça aurait été utile. Mais vivre aligné avec ses valeurs > aides financières. Parce que si tu touches le chômage, tu ne peux pas partir vivre à l'étranger. Tu dois rester en France. Et pour elle, la liberté géographique, c'était plus important que les aides financières. Elle voulait vivre à Maurice. Elle voulait cette qualité de vie. Et ça, ça valait plus que 18 mois de chômage. Donc oui, le chômage aurait pu l'aider financièrement. Mais ça l'aurait empêchée de vivre alignée avec ses valeurs. Et pour elle, c'était un non-négociable. Elle a préféré renoncer au chômage et vivre là où elle voulait vivre plutôt que de rester en France juste pour toucher des allocations.

Camille nous partage aussi une anecdote intéressante sur le CPF. Elle vend des formations SEO. Et pendant longtemps, 45% de ses clients payaient avec leur CPF. Mais elle a remarqué un truc. Les gens qui payaient avec leur CPF avaient un mindset bizarre. Ils lui disaient : "Ta formation coûte 3 000 euros. Mais j'ai que 2 500 euros sur mon CPF. Donc je ne peux pas la prendre." et elle répondait : "Attends, il te manque 500 euros. Un seul audit SEO te rapporte 2 000 euros. Donc en faisant un audit après la formation, tu rembourses ta formation et il te reste 1 500 euros de bénéfice."

Mais les gens ne voyaient pas ça. Ils voyaient juste : "Je n'ai pas les 500 euros manquants. Donc je ne peux pas." et pour Camille, c'est un problème de mindset. Un problème créé par les aides. Parce que les gens se disent : "J'attends que l'État paye." au lieu de se dire : "J'investis dans moi. Et je me rembourse rapidement en vendant mes services."

Et c'est pour ça qu'aujourd'hui, Camille est en train de pivoter. Elle veut se détacher du CPF. Parce qu'elle veut attirer des clients qui ont ce mindset d'investissement. Pas un mindset d'assistanat.

Mon avis perso : sans le chômage, je ne me serais jamais lancée

Pour la petite histoire, j'ai découvert l'entrepreneuriat en "side", c'est-à-dire en parallèle de mon CDI, en me lançant dans la création de mon podcast Le Board. A l'époque, j'étais directrice commerciale et membre de comex en grands groupes et jeune maman et même si j'étais très occupée, j'avais envie de faire quelque chose pour moi : écrire des articles, partager ma vision du management, créer un univers qui me suive en cas de changement de poste. 

C'est là que j'ai créé le Board, à l'époque un podcast pour les dirigeants, que j'ai fait pivoter depuis sur ma nouvelle passion, le solopreneuriat. Une expérience de presque 2 ans où j'ai appris de précieuses compétences qui m'ont servi plus tard pour entreprendre : prendre la parole en ligne, créer du contenu, trouver ma méthode signature etc.

D'ailleurs, dans cet article, je te raconte la méthode que j'ai utilisée pour passer de salariée 100% dépendante de son employeur à Salariée Diversfiée et entrepreneure générant plus de 100.000€ de chiffre d'affaires par an :

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Mais cette transition, je n'aurais jamais pu la faire sans le chômage. Car quand j'ai quitté mon CDI, je gagnais 150 000 euros par an. J'avais deux enfants en bas âge, un prêt immobilier et le plus gros salaire du foyer. Donc j'avais peur de ne pas gagner assez, de ne pas réussir et de mettre ma famille en danger financièrement. Sans le chômage, je n'aurais jamais sauté. J'aurais attendu. J'aurais économisé. J'aurais repoussé. Et peut-être même que je ne me serais jamais lancée. Donc ces 18 mois de chômage m'ont donné la sécurité psychologique dont j'avais besoin pour sauter. Je savais que je pourrais payer mon prêt immobilier, que mes enfants ne manqueraient de rien, et ça, ça m'a permis de me lancer. De tester. De voir si ça marchait. Et ça a marché.

Malgré tout, si c'était à refaire, je ferais différemment. Car pendant ces 18 mois de chômage, j'ai freelancé. Beaucoup (trop). Parce que j'avais peur de manquer d'argent. Alors je prenais des missions. Du consulting. Et je gagnais de l'argent. Mais pendant ce temps, je ne me suis pas lancée all-in sur mon podcast Le Board. Je n'ai pas créé mes produits. Et avec le recul, je me dis que j'aurais dû utiliser ces 18 mois différemment. J'aurais dû moins freelancer et construire mes produits, mes actifs. Je serais arrivée beaucoup plus vite à 320 000 euros de chiffre d'affaires. Au lieu de rester coincée à 100 000 euros pendant trop longtemps.

Le chômage m'a permis de me lancer, mais j'aurais dû l'utiliser plus intelligemment. Donc oui, le chômage, c'est une aide précieuse. Ça permet de se lancer. Ça donne un filet de sécurité. Ça enlève la peur. Mais attention à ne pas tomber dans le piège de la zone de confort. Utilise tes 18 mois intelligemment. Ne freelance pas trop. Ne prends pas trop de missions. Lance-toi all-in sur ton projet. Construis tes actifs. Et sors du chômage dès que possible.

Le débat CPF : aide ou piège pour se former ?

Maintenant, parlons du CPF. Le Compte Personnel de Formation. Cette cagnotte que tu as accumulée pendant tes années de salariat et que tu peux utiliser pour te former. Est-ce une bonne idée de l'utiliser pour se former avant de se lancer en freelance ? Ou est-ce un piège ?

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Pour moi, c'est un piège. Pourquoi ? Parce que quand tu ne payes pas quelque chose toi-même, tu n'es pas investi. Quand j'étais salariée, j'ai suivi des formations payées par mon employeur. Des formations à 5 000 euros. 10 000 euros. Et devine quoi ? Je ne les ai jamais terminées. Parce que je ne les avais pas payées de ma poche. Alors je commençais. Je suivais deux modules. Puis j'arrêtais. Parce que j'avais autre chose à faire. Parce que ce n'était pas urgent. Parce que ça ne me coûtait rien. En revanche, quand j'ai payé ma première formation de ma poche, 2 000 euros, je l'ai terminée. Jusqu'au bout. Parce que c'était mon argent. Et c'est exactement pareil avec le CPF.

Hugues le confirme : "Statistiquement, plus une formation est chère, plus le taux de complétion est élevé. Parce que les gens qui paient cher ont quelque chose à perdre. Ils se disent : 'J'ai payé 5 000 euros, je vais la terminer.' Alors que les gens qui suivent une formation gratuite se disent : 'C'est gratuit, peu importe si je la termine ou pas.'"

Camille, elle, elle a une vision plus nuancée. Pendant longtemps, 45% de ses clients payaient avec leur CPF. 30% avec l'OPCO. Et seulement 15% avec leurs fonds propres. Donc le CPF, ça lui a apporté beaucoup de clients. Beaucoup de chiffre d'affaires. Mais elle s'est rendu compte d'un truc. Les clients CPF étaient moins engagés. Ils avaient plus de mal à terminer la formation. Ils appliquaient moins. Et du coup, ils avaient moins de résultats. Et moins de résultats, ça veut dire moins de témoignages. Et moins de témoignages, ça veut dire moins de recommandations. Et en plus, le CPF impose des contraintes énormes. Camille doit être auditée tous les ans. Elle doit respecter un cadre ultra-strict imposé par Qualiopi. Elle ne peut même pas dire "SEO" dans ses supports de formation. Elle doit dire "référencement naturel" parce que "SEO" est un acronyme anglais et que Qualiopi impose du français. Et en plus, si elle n'a pas 100% de complétion sur ses formations, elle n'est pas payée. Donc elle passe un temps de dingue à relancer ses clients pour qu'ils terminent leur formation. Alors qu'elle devrait passer ce temps à créer du contenu ou à accompagner ses clients. Donc aujourd'hui, Camille est en train de pivoter et elle veut se détacher du CPF.

Charlène, elle, elle n'a jamais voulu Qualiopi. Pour elle, le label CPF, ça décrédibilise. Parce que ça envoie le signal que tu vends aux particuliers qui ont besoin du CPF pour se payer ta formation. Alors qu'elle, elle vend en B2B. Aux startups et aux scale-ups. Et ces entreprises, elles n'ont pas besoin du CPF. Elles paient directement. Donc pour elle, avoir le label CPF, ça n'apportait rien. Au contraire, ça pouvait même lui faire perdre des clients. Parce que ça envoyait le mauvais signal et ça l'aurait enfermée dans un cadre administratif lourd pour rien.

Les conseils concrets pour se lancer avec ou sans chômage

Maintenant, passons aux conseils concrets. Que tu touches le chômage ou pas, voici ce qu'il faut faire pour se lancer intelligemment en freelance.

💡 Le premier conseil, c'est celui de Charlène : responsabilise-toi. Ne te dis pas : "J'ai 18 mois devant moi, je peux prendre mon temps."

Non. Dis-toi : "Je dois vendre dès le premier mois." Et confronte ton offre au marché immédiatement. Parle à tes clients potentiels. Demande-leur ce qu'ils veulent. Crée ton offre en fonction de ce qu'ils te disent. Et vends. Dès le premier mois. Ne passe pas six mois à réfléchir. Six mois à peaufiner ton offre. Six mois à créer ton site web. Non. Vends. Maintenant. Et ajuste ensuite.

💡  Le deuxième conseil, c'est celui de Hugues : choisis une seule compétence, et deviens excellent dedans. Ne te disperse pas. Ne te dis pas : "Je vais faire du conseil et du coaching et de la formation et du freelancing."

Non. Choisis une compétence. Par exemple, le SEO. Ou la vidéo. Ou le recrutement. Et deviens excellent. Ensuite, forme-toi. Suis des formations. Lis des livres. Regarde des vidéos. Apprends. Et ensuite, travaille gratuitement au début. Propose tes services gratuitement à quelques clients pour te faire des case studies. Pour avoir des résultats à montrer, et documente tout. Sur LinkedIn. Sur YouTube. Sur Instagram. Montre ce que tu fais. Montre tes résultats. Montre ton processus. Et les clients viendront. Et surtout, ne paie que quand c'est indispensable. Ne paie pas pour un site web à 5 000 euros. Ne paie pas pour un logo à 2 000 euros. Ne paie pas pour des cartes de visite. Garde ton argent pour ce qui est vraiment indispensable. Une formation si tu en as vraiment besoin. Un outil si tu ne peux pas faire sans. Mais le reste, fais-le toi-même. Ou ne le fais pas.

💡  Mon conseil : arrête le syndrome de la bonne élève et passe à l'action. Tu sais, ce truc de te dire : "Je ne suis pas prête. Il faut que je me forme encore. Il faut que je lise encore un livre. Il faut que je suive encore une formation."

Non. Tu as déjà un bac+5. Tu as déjà des années d'expérience. Tu es déjà compétente. Arrête de te former. Arrête de lire. Et passe à l'action.

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👋 Moi, c'est Flavie Prévot.

Si tu me découvres avec cet article, je suis une ex-dirigeante devenue solopreneure et j'ai créé Le Board, le podcast N°1 des solopreneurs en France, écouté par +500.000 indépendants. J'ai fondé le premier incubateur pour solopreneurs de France, pour aider les freelances à sortir de la vente du temps en devenant des solopreneurs sereins, qui génèrent des revenus réguliers et confortables. 

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