Solopreneur/freelance : Les techniques de vente qui fonctionnent en 2026
Est-ce que tous les coachs en ligne sont des arnaqueurs ? C'est la question que j'ai posée sur un bateau à l'île Maurice, entourée de trois entrepreneurs qui ont généré des millions avec leurs formations en ligne.
🏴☠️ Rémy Jupille fait entre 1,5 et 2 millions d'euros de chiffre d'affaires en vendant des formations pour formateurs.
🏴☠️ Kevin Dufraisse a généré plus de 3 millions d'euros avec ses formations en growth hacking, sans faire un seul appel de vente.
🏴☠️ Alexandre Roth vend du coaching à 30 000 euros.
Autant te dire qu'on a débattu pendant une heure des techniques de vente les plus controversées du business en ligne. Compte à rebours sur les pages de vente, scarcity artificielle, faux avis clients, prix à 30 000 euros : on a tout passé au crible. Et tu sais quoi ? On n'était pas d'accord sur tout. Mais ce qui est ressorti de cette conversation, c'est que les stratégies de vente qui cartonnent en 2026 ne sont pas celles que tu crois.
Dans cet article, je vais te révéler les techniques qui fonctionnent vraiment aujourd'hui pour vendre une formation en ligne ou tes services en freelance. Pas les techniques douteuses qui te font passer pour un scammeur. Mais des vraies techniques, éthiques.
Prêt(e) ? Allez, c'est parti.
Pourquoi on parle de techniques de vente borderline dans le business en ligne
Avant de plonger dans les techniques de vente qui fonctionnent, il faut qu'on parle de l'éléphant dans la pièce. Pourquoi est-ce qu'on associe souvent les coachs en ligne et les infopreneurs à des pratiques douteuses, voire à des arnaques ?
Le problème : Le nivellement par le bas dans la formation en ligne
Kevin a mis le doigt sur quelque chose d'important pendant notre discussion : "Il y a un nivellement vers le bas où les mecs te disent 'Je vais t'apprendre à devenir millionnaire en 30 jours pour 79 euros'."
Quand tu scroll sur les réseaux sociaux, tu vois des promesses énormes pour des prix ridiculement bas. Des formations qui te promettent la lune en 30 jours pour le prix d'un resto.
Résultat ? Les gens achètent. Ils se font avoir. Et ils perdent confiance dans toute l'industrie de la formation en ligne. C'est exactement pour ça qu'on a voulu faire cet épisode de Solo Nation. Pour décrypter ce qui est red flag et ce qui ne l'est pas. Pour que tu puisses, toi, vendre tes services ou ta formation, sans passer pour un arnaqueur.
La réalité : Toutes les techniques de vente ne se valent pas
Pendant notre débat sur le bateau, on a joué à un petit jeu. Red flag ou pas red flag ? On a passé en revue 7 techniques de vente utilisées par les infopreneurs. Et tu sais quoi ? On n'était pas toujours d'accord.
Les 7 techniques de vente passées au crible
Allez, on va décortiquer ensemble les sept techniques les plus controversées. Et je vais te donner l'avis de chacun de mes invités. Comme ça, tu pourras te faire ta propre opinion et choisir ce qui correspond à tes valeurs.
Technique n°1 : Le compte à rebours sur la page de vente
La technique : Afficher un compte à rebours sur ta page de vente ou ta page de checkout pour créer de l'urgence.
Pour Rémy, c'est clairement red flag. Pourquoi ? Parce que ce n'est pas utile selon lui. Il y a d'autres façons de créer de l'urgence. Mais surtout, il fait une distinction importante : "Est-ce que c'est juste le timer ou est-ce que c'est le fait de faire un timer qui en fait est un faux timer et qui est tout le temps le même timer toutes les semaines ?"
Autrement dit, un vrai timer événementiel, OK. Mais un faux timer evergreen qui dit "Jusqu'à ce soir" et qui, une semaine plus tard, dit encore "Jusqu'à ce soir", c'est non.
Kevin, lui, n'est pas du tout d'accord. Il me dit : "J'ai fait entre 3 000 et 5 000 euros par jour avec un timer et une page de vente. Donc pour moi, ça marchait très très bien." Il utilisait un outil qui s'appelle Deadline Funnel. C'est un outil qui prend l'IP et les cookies de la personne et lui montre un compte à rebours personnalisé. Sa stratégie ? "Tu as 24 heures. Tu as visité le site, tu as 24 heures pour prendre 50%."
Et pourquoi il faisait ça ? "Je pars du principe que parfois les gens ont besoin d'être un peu poussés pour passer à l'action. Et je pense que la personne qui prend la décision avant 24 heures, et même avant trois heures, tu sais qu'elle est convaincue. Et en général, ça crée des très bons clients."
Alexandre nuance. Pour lui, le timer, c'est OK. Mais uniquement sur des événements. Pas en evergreen. Il explique : "Moi, je fais un timer événementiel. Les gens posent toujours la même question : 'Quand est-ce que c'est fini ? Est-ce qu'il reste des places ? Qu'est-ce que je dois faire ?' L'avantage visuel, c'est que tu sais ce que tu dois faire."
Et il ajoute un truc intéressant sur la raison de l'urgence. Il cite Hormozi qui disait qu'il faut toujours donner une raison à ta promo. Par exemple, "Margarita Monday" : tu achètes une margarita, une offerte. Pourquoi ? Parce que c'est lundi. La raison n'a même pas besoin d'être logique.
Moi, je suis assez d'accord avec Alexandre. Je pense que le timer événementiel, c'est OK. Ça crée de l'urgence de manière transparente.Par contre, le faux timer evergreen, ça me dérange un peu. Parce qu'au final, si les gens découvrent que c'est un faux timer, tu perds en crédibilité. A près, je dois avouer que ça m'est déjà arrivé d'oublier d'updater un compte à rebours 😅
Technique n°2 : La scarcity (nombre de places limitées)
La technique : Limiter le nombre de places dans ton programme pour créer de la rareté.
Sur celle-là, tout le monde est d'accord. Limiter le nombre de places, c'est OK. C'est même plutôt sain.
Rémy précise : "En soi, pour moi, c'est OK. C'est juste si, par contre, tu dis il y a 10 places, en fait, juste pour en vendre 15." Autrement dit, si tu annonces 10 places et que tu en vends vraiment 10, c'est bon. Si tu en vends 15, c'est red flag.
Mais il y a un piège que beaucoup de débutants ne voient pas. C'est ce que j'appelle le piège du plafond de verre. Je donne l'exemple de Creator Science, un entrepreneur américain que j'adore. Au début, il avait dit que son membership était limité à 200 personnes. L'idée, c'était de donner une optique de qualité du produit. Mais après, il s'est retrouvé bloqué. Il a dû s'expliquer en toute transparence en disant : "En fait, j'ai été bête de penser ça." Donc oui, limite le nombre de places. Mais fais attention à ne pas te bloquer toi-même dans ta croissance.
Alexandre a une théorie intéressante sur le nombre de places à afficher. Il dit : "Si tu es à 10, pour moi, c'est cheap. Ça se voit que tu es un solopreneur qui vient de se lancer. Si tu es à 1 000, tu fais du mainstream. Donc je pense que si tu es entre deux, ça se voit que le gars connaît son métier. Si tu es dans la centaine, 100, 200, on voit que tu peux accompagner." Donc voilà. Entre 100 et 200 places, c'est le sweet spot pour montrer que tu es crédible sans être trop mainstream.
Technique n°3 : Absence de conditions générales de vente sur le site
La technique : Ne pas afficher de CGV sur son site.
Là, encore une fois, tout le monde est d'accord. Pas de CGV sur ton site, c'est red flag.
Et même pire que ça. Alexandre le dit cash : "Red flag, mais en plus, c'est un red flag spécial DGC CRF. Gros problème, tu dors plus la nuit, tu te fais soulever par une équipe le matin, très tôt." Autrement dit, si la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes) débarque chez toi, tu es dans la merde.
Donc voilà. Si tu n'as pas encore de CGV sur ton site, fais-le maintenant. C'est non négociable.
Technique n°4 : Acheter une parution dans les médias (Forbes, BFM, etc.)
La technique : Payer pour apparaître dans Forbes, BFM, Legend, etc. Et ensuite mettre ça en avant sur ton site ou ton LinkedIn.
Les gens payent, il faut le savoir. Kevin précise : "Juste que les gens savent, peut-être que ça paraît évident, mais les gens payent pour être dans les médias. Je sais pas si les gens le savaient pas, mais ça coûte à peu près 2 000 euros pour passer sur BFM, 70 000 euros pour Legend."
Alexandre fait une distinction importante entre payer pour du brand content et faire des relations presse (RP). Il dit : "C'est beaucoup plus légitime de faire des RP que de faire du brand content. C'est pas du tout la même validation sociale qui est opérée. Parce qu'en fait, ce sont les journalistes qui te valident et qui estiment que tu as un phénomène de société suffisamment intéressant pour faire un changement."
Autrement dit, si un journaliste te contacte parce qu'il trouve ton sujet intéressant, c'est beaucoup plus crédible que si tu payes 20 000 euros pour passer sur un plateau.
Moi, j'ai eu la chance de passer gratuitement dans Ouest France et dans L'ADN. Et c'était grâce à mon LinkedIn et mon podcast. Pas grâce à de l'argent.
Si tu peux, privilégie les RP. Si tu payes pour du brand content, sois transparent là-dessus.
Technique n°5 : Les faux avis clients (ou les avis de tes potes entrepreneurs)
La technique : Mettre des témoignages de tes potes entrepreneurs sur ta page de vente, alors qu'ils ne sont pas vraiment tes clients. Ou pire, créer carrément des faux avis.
Rémy est clair : "On n'est pas obligé d'avoir des avis clients pour vendre au début." C'est l'une des plus grosses objections que des clients pourraient avoir. "J'ai pas d'avis clients, comment je vais faire pour démarrer ?" Ce qui pourrait potentiellement tenter certains de se dire "Bah, je vais faire des faux avis du coup." Mais Rémi dit que ce n'est pas nécessaire. Tu peux vendre sans avis clients au début.
J'ai raconté une situation que j'ai vécue. J'ai vu un entrepreneur en ligne connue qui avait mis sur sa page de vente des témoignages de ses potes entrepreneurs. Des gens qui étaient clairement à un niveau bien plus avancé que le client cible de son offre. Et moi, j'ai vu ça direct, je me suis dit : "Mais c'est quoi ce fake ?" Parce que c'est comme si tu me prenais en testimonial de l'Incubateur Solopreneur alors qu'évidemment, l'Incubateur s'adresse à des entrepreneurs moins avancés.
Kevin nuance. Il dit : "Ça dépend. Parce qu'en fait, si c'est un pote, il a pu t'aider sur un truc. Oui, moi, j'ai fait pas mal d'avis à des potes qui ont... On n'était pas clients, mais au cours d'une conversation, on s'est aidé et du coup, forcément..." Donc OK, tu peux faire un testimonial pour un pote si tu as vraiment utilisé son produit ou si tu l'as vraiment aidé.
Alexandre a une expérience intéressante. Il dit : "Moi, j'ai commencé il y a longtemps et je le fais plus. Et maintenant, les gens le font sans mon consentement. C'est très relou." Il raconte : "Je faisais souvent des témoignages vidéos. Et en fait, dernièrement, ça a été détourné. Et donc, j'ai dit 'Non, mec, tu as pas fait un témoignage pour ça'."
Il donne un cas précis : un freelance avec qui il a travaillé lui a demandé un témoignage. Alexandre lui a fait un témoignage en disant "Lui, il fly solo, je l'aide, donc il a travaillé pour moi, il a fait du bon travail." Mais après, ce freelance a utilisé ce témoignage dans un tunnel de vente en disant "Lui, la méthode, c'est Alex Roth qui l'a faite avec suivi des résultats."
Alexandre dit : "Il n'est jamais de la vie que j'ai acheté ce truc-là. C'était moi ton boss, pas l'inverse." Donc voilà. Fais attention à comment tu utilises les témoignages de tes potes. Et surtout, demande leur consentement avant de les mettre en avant.
Technique n°6 : Les sub-accounts networks (comptes de clipping)
La technique : Payer plein de gars pour avoir des comptes qui font du clipping et qui repostent tes trucs pour te faire monter en viralité.
Rémy dit : "Si tu payes des bots pour avoir des vues, des likes, ça, c'est de la fake viralité. Mais s'il y a 100 gars qui se disent 'J'aime bien ton contenu, je reposte ton contenu' et ça devient virale, c'est pas faux. Par contre, c'est red flag pour le gars qui utilise l'image de quelqu'un sans son consentement."
Moi, je pense que maintenant, avec les Reels, tu peux faire des reposts, des reacts. Quand tu mets ton image en ligne, tu sais qu'elle va être réutilisée.
Alexandre nuance : "Ça dépend du contexte. Moi, je suis assez exigeant là-dessus parce que vous savez tous ici le travail que ça représente. Si tu reposes des reels, il n'y a aucun problème, ça me fait vraiment plaisir, je vais même les repartager sur mon Instagram. C'est quand des gens avec qui tu n'as pas d'affaire, tu n'es pas lié ou tu n'es pas ami vont réutiliser, reproposer à leur fin en mentant sur la relation."
Fais du clipping si tu veux. Mais sois transparent sur la relation que tu as avec la personne dont tu utilises le contenu.
Technique n°7 : Les prix énormes (10 000, 30 000, 40 000 euros)
La technique : Vendre des offres en ligne à 10 000, 30 000, voire 40 000 euros.
Moi, je dois avouer que ça ne me choque absolument pas. Je trouve ça même pas cher. Pourquoi ? Parce que quand j'étais freelance, je facturais beaucoup plus cher mes clients en consulting. Alexandre vend du coaching à 30 000 euros. Rémi, à 24 000 euros. Et franchement, pour 6 mois de coaching ou de consulting one-to-one, c'est un prix normal.
Alexandre donne un argument massue. Il dit : "Tous les clients qui mettent 30k... 100% des cas, ils font entre 300 et 800 000 euros sur les quatre mois de l'accompagnement." Autrement dit, tu payes 30 000 euros. Et en 3 à 6 mois, tu fais entre 300 000 et 800 000 euros. Le ROI est de x10.
Pour Kevin, le problème, ce n'est pas le prix. C'est les grosses promesses. Les "millionnaire en 30 jours pour 79 euros", c'est red flag. Mais vendre 30 000 euros, c'est OK. À condition de le vendre à la bonne personne. Kevin dit : "Tu ne vends pas un sac Louis Vuitton à un mec qui est SDF ou qui cherche du Célio ou du Zara."
Et il ajoute : "Moi, je refuse de vendre, même si les gens sont chauds pour me donner leur argent. Je refuse de vendre mon produit. Je n'ai pas envie de mauvaise personne dans mon accompagnement. Parce que mauvais client veut dire mauvaise expérience, mauvaise réputation, mauvais témoignage."
Vends cher. Mais vends à la bonne personne. C'est ça, la clé.
Comment vendre en 2026 en freelance : Les 4 techniques qui cartonnent vraiment
OK, maintenant qu'on a fait le tour des techniques controversées, passons aux choses sérieuses. Quelles sont les techniques de vente qui cartonnent vraiment en 2026 ?J'ai demandé à mes trois invités de me partager leurs meilleures stratégies de vente. Et ce qui est fou, c'est qu'ils ont tous une approche différente. Mais ils vendent tous des millions. Il n'y a pas qu'une seule méthode pour vendre une formation en ligne ou tes services. Il y en a plusieurs. Et tu dois choisir celle qui te correspond le mieux.
Stratégie n°1 : La méthode minimaliste de Rémy
Rémy Jupille fait entre 1,5 et 2 millions d'euros de chiffre d'affaires par an. Et sa méthode est ultra simple.
"Moi, en fait, je suis dans ma manière de faire les choses hyper minimaliste. Je veux un business à la base qui est très simple. Et donc, j'ai grosso modo trois pages."
Les 3 pages du funnel de Rémy :
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Une page sur laquelle je filtre les personnes qui vont venir au travers de la publicité principalement.
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Ensuite, une rapide vidéo. C'est eux qui viennent à moi, qui réservent un call.
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Et ensuite, on a des closeurs qui closent au téléphone, tout simplement.
"En fait, la posture, quand la personne, c'est elle qui vient vers toi, du coup, tu n'as pas besoin de faire de vente pushy ou quoi que ce soit. Au contraire, généralement, si ton marketing a bien été fait en amont, que tu as identifié les bonnes personnes, c'est eux qui ont besoin de ton aide."
Rémy fait une distinction super intéressante entre vente et closing.
"Tu as la vente et le closing. La vente, c'est quand tu vas dans la concession automobile et que le mec essaie de te vendre sa caisse. Et le closing, c'est quand tu y vas et que, en gros, tu y vas pour acheter telle voiture. Et il est juste là pour te conseiller, te dire oui, c'est bien ce modèle-là qu'il te faut."
Autrement dit, tout est dans la notion d'être offreur vis-à-vis du client et pas demandeur.
"Si le mec essaie de te forcer à acheter un truc, c'est le pire red flag pour moi. Quand un mec est là et qui te vend ton offre en mode 'Alors, t'inquiète, tu auras tel module, tel module, tel module, machin', il n'y a rien de pire."
Si tu veux appliquer la méthode de Rémy, concentre-toi sur ton marketing en amont. Fais en sorte que ce soit eux qui viennent à toi. Et forme tes closeurs à être des conseillers, pas des vendeurs.
Stratégie n°2 : Ma méthode Over-subscribed (posture haute + signaling)
Moi, je suis une ancienne head of sales. Donc j'ai closé moi-même. Et j'ai fait ça en freelance quand je me suis lancée pour me faire un peu la main. Et il y a une posture qui est très importante dans la vente qui diffère entre les débutants et les bons vendeurs. C'est la posture haute versus la posture basse.
La posture basse des débutants
Les débutants, souvent, ils sont jeunes, ils sont mauvais parce qu'ils ont une posture basse. Ils sont en mode : "Oui, quand vous voulez, bien sûr, je suis disponible à tout moment."
La posture haute que j'ai apprise direct
Quand j'écris des messages LinkedIn, ils ne sont pas insultants non plus, mais ils sont quand même assez cash. C'est en mode "Hello, prénom." Je me mets tout de suite sur une posture d'égalité. Et ça, j'ai remarqué que ça aide énormément à faire des ventes.
Et après, quand je suis devenue solopreneure, j'ai lu Daniel Priestley, son livre Oversubscribed.
L'idée d'Oversubscribed, c'est que si tu as moins d'offres que de demandes, tes prix vont exploser. Et donc, moi, je trouve ça très bien pour les freelances notamment parce qu'il faut faire du signaling. C'est-à-dire signaler qu'il y a beaucoup d'intérêt sur ton offre sans mentir.
Par exemple, moi, je fais beaucoup de masterclass. Et à toutes mes masterclass, je dis : "Purée, les gars, le thème vous intéresse parce qu'on est déjà 500 inscrits. Donc merci, c'est trop cool."
Et c'est vrai. Je ne mens pas. Mais le fait de le dire, ça donne plus envie aux gens d'acheter. Et du coup, tu as presque plus rien besoin de faire. C'est eux qui vont venir en mode casting "Je veux ma place" plutôt que toi de les forcer.
Alexandre est 100% d'accord avec moi. Il dit : "C'est un excellent argument avec lequel je suis 100% d'accord." Si tu veux appliquer ma méthode, travaille ta posture haute. Fais du signaling. Montre qu'il y a de la demande sur ton offre. Et les gens viendront naturellement.
Stratégie n°3 : Le challenge d'Alexandre (plus puissant que la VSL)
Alexandre, lui, il est team challenge. Et il est très affirmatif là-dessus.
"Le challenge est bien plus puissant que la VSL. C'est parce qu'avec la VSL, tu ne peux pas prouver ça. Quand tu as un challenge et que tu as 2 000 personnes qui t'écoutent et que quand tu dis 'Est-ce que vous êtes chaud ?', tu appuies sur un bouton et tu dis 'Il y a que 100 places', est-ce que la VSL pré-record produit le même effet psychologique ?"
Rémy répond : "Non, bien sûr. Mais du coup, c'est dans le passage à l'action. La VSL est un modèle un peu plus evergreen. C'est un modèle qui se construit pierre par pierre. Je suis d'accord avec toi, la personne dans un challenge, l'intérêt, c'est la rapidité. Tu ramènes des gens, tu les mets trois jours et ils passent à l'action au bout de trois jours."
Alexandre confirme : "C'est l'intensité. Là où une VSL, c'est plus, tu vois, tu fais rentrer quelqu'un, le gars, il peut être là dans ton tunnel pendant 15 jours avant de réserver son call parce qu'il a besoin de voir des vidéos, des machins, des trucs et tout."
Alexandre insiste : "Le problème, la plupart des gens qui ont des VSL, 95%, 99% des gens, ils ont ce fameux lead. Mais ils n'attendent pas 15 semaines. Ils attendent 15 mois et ils n'achètent jamais. Et donc, en fait, les mecs, ils ont des campagnes qui ne sont juste pas rentables. Et ils se demandent 'Mais je ne comprends pas, j'ai une VSL et tout. J'ai essayé de faire des trucs'."
Alexandre ajoute : "C'est ça que le challenge est intéressant, parce que sur le challenge, tu peux faire de la merde pendant cinq jours, tu peux tromper, ton webinar jam peut planter, etc., ça va quand même marcher. VSL, si tu es pas excellent comme mon ami Jupil, tu es juste mort dans le game avant de recommencer."
Un challenge, c'est entre 3 et 5 jours. Le jour 1, tu as entre 25 et 30% de participants. Et après, chaque journée qui s'ajoute, tu perds 5 à 10%. Kevin dit : "En fait, c'est ça, c'est que ça fait un filtre. Genre sur le jour 1, tu as les mecs motivés. Le jour 2, tu as les mecs moins motivés. Et en fait, les derniers jours, c'est des mecs qui sont archi chauds."
Si tu veux vendre une formation en ligne rapidement et avec de l'intensité, lance un challenge.
Stratégie n°4 : La méthode HMA de Kevin (organique LinkedIn)
Kevin, lui, il a une technique ultra simple mais redoutable. Il poste sur LinkedIn. Et les gens prennent des calls. C'est tout. Il me dit : "Moi, j'ai genre 5 à 10 rendez-vous par jour en organique grâce à ça."
Kevin appelle ça la méthode HMA. C'est quoi ? Histoire, Matière, Action.
En gros, les gens sont mauvais en copywriting parce qu'ils ne savent pas structurer leur post. Kevin utilise cette méthode constamment quand il fait du marketing. Mais en fait, ce qu'il utilise, c'est de raconter une histoire, un sujet d'actualité, une personnalité connue, n'importe quoi, de rajouter une opinion, une matière dedans pour faire passer à l'action.
Par exemple, ce post storytellé ci-dessus a fait plus de 350 000 vues sur LinkedIn et lui a rempli tous ses rendez-vous du mois :
Donc voilà. Si tu veux comment vendre en 2026 en freelance de manière organique, applique la méthode HMA de Kevin. Histoire, Matière, Action.
Les 2 derniers conseils ultimes pour vendre de manière éthique en 2026
Avant de conclure cet article, je veux te donner deux conseils ultimes. Des conseils que mes trois invités ont partagés à la fin de notre discussion sur le bateau.
Enlève 80% de ta page de vente
Kevin dit : "Enlève tout. C'est mon conseil. C'est-à-dire tu prends ta page, tu supprimes 80%. Tu gardes deux boutons, un titre. Et c'est tout."
Donc on revient sur une page de vente minimale après les pages de vente maximales qui débordaient de tout. Et Rémy est d'accord : "Simplicité absolue."
Simplifie ta page de vente. Les gens n'ont pas besoin de lire 10 000 mots pour acheter.
Choisis la méthode qui te parle
Alexandre dit quelque chose de super important. Il dit : "Je suis persuadé que Rémy et ses élèves, ils font du trop de travail, sont des performeurs avec la méthode qu'il enseigne, parce qu'ils s'y retrouvent, et c'est très rentable. Et moi, je pense que la méthode événementielle est meilleure, parce que je pense que je m'y retrouve avec mes élèves aussi. Donc je dirais aux gens, choisissez ce qui vous parle avant tout, et qui respecte votre écosystème."
Rémy est d'accord : "Vous faites pas souffrir avec des trucs qui vont pourrir la vie. Surtout de pas abandonner quand on a commencé avec une méthode qui s'est avérée pas être la bonne, parce que c'est possible aussi. Tu peux tomber dans un truc et te dire 'Putain, ouais, en fait, c'est exactement ce qu'il me faut.' Et comme tu peux démarrer une méthode et te dire 'Putain, en fait, ça me fait chier de faire des trucs, des lives et tout' et de changer. Mais par contre, si tu abandonnes à ce moment-là, c'est mort."
Teste plusieurs méthodes. Mais une fois que tu as trouvé celle qui te correspond, ne l'abandonne pas.
Conclusion : Les techniques de vente qui fonctionnent sont celles qui te ressemblent
Voilà, les solos. On a fait un tour complet des techniques de vente les plus controversées du business en ligne. On a vu ce qui est red flag et ce qui ne l'est pas. Et ce qui ressort de tout ça, c'est que les stratégies de vente qui cartonnent en 2026 ne sont pas universelles. Il y en a plusieurs. Et tu dois choisir celle qui te correspond le mieux.
Mais surtout, rappelle-toi : Il faut y aller pour vendre. Il ne faut pas être trop timoré. Ose pricer. Ose parler de ton offre. Ose faire de la pub. Parce que même avec le meilleur produit du monde, si tu n'en parles pas, tu ne vends pas.
Alors, quelle technique vas-tu tester en premier pour vendre une formation en ligne ou tes services en freelance ? Allez, la Solo Nation, on vous embrasse et on vous dit à la semaine prochaine pour un nouvel épisode. Salut les solos !
Pour aller plus loin :
➡️ Écoute l’épisode complet sur Solo Nation avec Rémy Jupille, Kevin Dufraisse, Alexandre Roth :
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👋 Moi, c'est Flavie Prévot.
Si tu me découvres avec cet article, je suis une ex-dirigeante devenue solopreneure et j'ai créé Le Board, le podcast N°1 des solopreneurs en France, écouté par +500.000 indépendants. J'ai fondé le premier incubateur pour solopreneurs de France, pour aider les freelances à sortir de la vente du temps en devenant des solopreneurs sereins, qui génèrent des revenus réguliers et confortables.
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