Lancer un side business quand on est salarié : dire la vérité à ton boss ou jouer la discrétion ?
Tu bosses à plein temps, mais tu sens bien que tu pourrais faire plus. Gagner plus. Apprendre plus. T’épanouir autrement. Bref : l’appel du side business te titille. Mais une question te hante : est-ce que je dois en parler à mon boss… ou la jouer discret(e) ?
En bref : en France, tu peux lancer un side business en étant salarié, à trois conditions : ne pas concurrencer ton employeur, ne pas utiliser ses ressources et respecter ta clause d'exclusivité (ou obtenir une dérogation écrite). En parler à ton boss dépend de ton manager et de ton secteur : la transparence marche si ton activité est très différente, la discrétion si ton employeur est rigide ou si tu testes juste une idée.
C’est exactement ce dont on a parlé dans l’épisode #14 de Solo Nation, avec des témoignages hyper concrets de solopreneurs qui se sont d'abord lancés en tant que salariés diversifiés :
🏴☠️ Sarah Zitouni, fondatrice de PowHer ta carrière et créatrice d’un side business à 6 chiffres en parallèle de son job salarié.
🏴☠️ Pauline Clavelloux, développeuse de logiciels SaaS qui génèrent plus de 500 000 € de revenus annuels.
🏴☠️ Kevin Jourdan, fondateur de DotMarket, plateforme de revente de business en ligne.
Je te partage dans cet article tout ce que j’en retiens : comment lancer un side business qui va te permettre de doubler ton salaire, sans (trop) de risques. C'est parti !
Pourquoi lancer un side business ?
Avant d’entrer dans le vif du sujet, remettons l'église au milieu du village : non, ce n’est pas de la trahison de vouloir développer un projet à côté. C’est une stratégie d’autonomie, une façon d’expérimenter, de tester ton idée sans tout plaquer.
Tu aimerais peut-être :
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augmenter tes revenus sans changer de poste,
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te former à d’autres compétences,
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ou tout simplement t'épanouir autrement professionnellement.
Mais… (parce qu’il y a toujours un “mais”) : ton contrat de travail t’engage. Et c’est là que tout se joue.
Le cadre légal : ce que tu peux (ou pas) faire
Bonne nouvelle : en France, il est tout à fait légal de lancer une microentreprise quand on est salarié. Tu peux cumuler les deux statuts, à condition de respecter trois règles essentielles :
1. Ne pas faire concurrence à ton employeur
Si tu es développeur chez une agence web, tu n’as pas le droit de proposer les mêmes services à ses clients. Même en dehors des heures de boulot. Sinon, ça s’appelle de la concurrence déloyale. Et là, tu peux avoir de vrais ennuis.
2. Ne pas utiliser les ressources de l’entreprise
Ordinateur, logiciels, temps de travail… tout ce qui appartient à ton entreprise ne doit jamais servir à ton projet personnel. Même si “c’est juste 10 minutes pour répondre à un client”.
3. Respecter la clause d’exclusivité (si tu en as une)
Certaines entreprises imposent que tu travailles uniquement pour elles. Si c’est ton cas, pas de panique : tu peux demander une dérogation écrite. Beaucoup de RH acceptent si ton activité n’entre pas en conflit avec ton job principal.
Certains patrons sont plus ouverts qu’on ne le croit. L’important, c’est d’arriver bien préparé, avec un projet clair et sans ambiguïté.
Faut-il en parler à ton boss ?
La fameuse question. Et la réponse est : ça dépend. De ton secteur, de ton manager, de ta relation avec lui… et du niveau de risque que tu es prêt(e) à prendre.
Option 1️⃣ : jouer la transparence
Tu expliques ton projet, tu rassures sur le fait que tu restes engagé dans ton job, et tu montres que ce projet peut même bénéficier à ton entreprise (nouveaux savoir-faire, posture d’intrapreneur…).
C’est souvent la meilleure option si :
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ton manager est bienveillant,
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ton activité est très différente de ton emploi,
-
et que tu veux t’inscrire dans la durée.
Option 2️⃣ : rester discret
Tu préfères éviter le sujet ? C’est aussi un choix, et beaucoup le font. Mais il faut alors maîtriser l’art de la discrétion. Pas de posts publics, pas de clients communs, pas d’activités pendant les heures de bureau.
C’est l'option à choisir si :
-
ton employeur est très rigide,
-
ton contrat a une clause d’exclusivité,
-
ou simplement, si tu veux tester ton idée avant d’en parler.
Perso, lorsque j'ai lancé mon podcast Le Board, je l'ai fait complètement en cachette. Et je ne regrette rien. À l'époque, j'étais directrice commerciale France chez Sixt. Un poste à enjeux, avec de la pression, dans une entreprise corporate où l'entrepreneuriat n'était pas vraiment dans la culture.
Ma technique ? J'ai commencé par lancer Le Board comme un "hobby" qui ne me rapportait pas d'argent. Et c'est vrai ! Personne ne peut t'interdire tes loisirs. Tant que ça génère pas de revenus, c'est juste ta passion.
Aujourd'hui, avec le recul, je pense que c'était la bonne stratégie POUR MOI à ce moment-là. Ça m'a permis de tester, d'apprendre, et de développer ma confiance avant de me lancer à fond.
Les risques de la discrétion (mal maîtrisée)
Si tu choisis de ne rien dire, attention à ne pas franchir la ligne rouge. Voici les erreurs à éviter :
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Utiliser ton ordi pro pour bosser sur ton projet.
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Répondre à des mails clients depuis ton adresse professionnelle.
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Publier ton profil freelance avec ton entreprise actuelle dans la bio.
Ces petits détails peuvent paraître anodins, mais ils peuvent être interprétés comme un manquement à ton devoir de loyauté. Et ça, ton boss peut le faire valoir devant les prud’hommes.
In-té-gri-té. Même si tu choisis la discrétion, garde une posture propre et transparente pour t'éviter tous problèmes futurs.
Choisir le bon type de side business selon ton profil
Tous les side business ne se valent pas quand on est salarié. Tu dois trouver celui qui colle à ton emploi du temps, à ton énergie et ce que tu es autorisé de créer, ou non :
1. Le modèle “expertise”
Tu vends tes compétences actuelles (rédaction, graphisme, dev, marketing…).
➡️ Idéal pour démarrer vite, sans formation.
➡️ Compatible avec un CDI, tant que ce n’est pas le même secteur.
2. Le modèle “revenus passifs”
Tu crées du contenu (ebook, formation, produit digital, print-on-demand…).
➡️ Parfait si tu veux scaler ton temps et travailler le week-end.
➡️ Nécessite un peu de temps de mise en place, mais très rentable à moyen terme.
3. Le modèle “acquisition d’actifs”
Tu rachètes un site ou un business en ligne existant (via DotMarket, par exemple).
➡️ Zéro démarrage from scratch, tu repars de quelque chose qui tourne déjà.
➡️ Excellent pour les profils investisseurs ou curieux de la scalabilité.
Quand et comment officialiser ton projet
Si ton side business commence à générer du chiffre, il arrivera un moment où tu devras choisir entre rester discret ou officialiser. Mon conseil : Fais-le quand ton activité devient structurelle, c’est-à-dire quand tu dépasses le cadre “hobby du week-end”.
Tu peux en parler à ton boss en mode :
“Je me lance officiellement en micro-entreprise, mais mon projet reste complètement distinct. Je te le dis pour être transparent avec toi."
Souvent, cette phrase suffit à poser les bases d’une relation saine.
Et si ton boss le découvre avant toi ?
Pas de panique. Respire. Explique calmement ton projet, prouve que tu n’as ni utilisé de ressources internes ni fait concurrence, et montre que tu gères ça avec professionnalisme. Mieux vaut un “oui, c’est vrai, je teste quelque chose” qu’un “je ne vois pas de quoi tu parles”.
En résumé : transparence ou discrétion, choisis la cohérence
Le plus important, ce n’est pas tant de dire ou cacher ton projet, mais d’être cohérent avec ta stratégie personnelle :
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Si tu veux t’installer durablement en solo, prépare le terrain proprement.
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Si tu veux juste tester une idée, fais-le intelligemment, sans compromettre ton poste actuel.
Le side business, c’est ton labo. Mais comme tout bon chimiste, il faut savoir où se trouve la ligne entre l’expérience et l’explosion.
Questions fréquentes
Est-ce légal de lancer un side business quand on est salarié ?
Oui. En France, tu peux créer une microentreprise tout en restant salarié et cumuler les deux statuts. Trois règles à respecter : ne pas faire concurrence à ton employeur, ne jamais utiliser ses ressources (ordinateur, logiciels, temps de travail) et respecter la clause d'exclusivité si ton contrat en contient une. Dans ce dernier cas, tu peux demander une dérogation écrite, que beaucoup de RH acceptent.
Faut-il prévenir son employeur de son activité en parallèle ?
Ça dépend de ton manager, de ton secteur et du risque que tu es prêt(e) à prendre. La transparence est souvent la meilleure option si ton manager est bienveillant et ton activité très différente de ton job. La discrétion convient si ton employeur est rigide ou si tu veux tester ton idée avant d'en parler. Flavie Prévot a lancé le podcast Le Board en cachette, comme un hobby, quand elle était directrice commerciale chez Sixt.
Quelles erreurs éviter si on garde son side business secret ?
N'utilise jamais ton ordinateur pro pour ton projet, ne réponds pas à tes clients depuis ton adresse professionnelle et n'affiche pas ton entreprise actuelle dans ta bio de freelance. Ces détails peuvent être vus comme un manquement à ton devoir de loyauté, que ton employeur peut faire valoir devant les prud'hommes. Même discrète, ta posture doit rester irréprochable.
Quel side business lancer quand on est salarié ?
Trois modèles marchent bien : vendre ton expertise actuelle (rédaction, graphisme, dev, marketing) hors de ton secteur, créer des produits digitaux pour générer des revenus passifs à moyen terme, ou racheter un site ou un business en ligne qui tourne déjà, via une plateforme comme DotMarket. Choisis celui qui colle à ton emploi du temps, à ton énergie et à ce que ton contrat t'autorise.
Pour aller plus loin :
➡️ Écoute l’épisode complet sur Solo Nation avec Sarah Zitouni, Pauline Clavelloux et Kevin Jourdan :
Merci à Dotmarket.eu de sponsoriser cette émission, tu peux estimer le prix de ton business en ligne ici : https://www.dotmarket.eu/estimation
👉 Retrouve tous les épisodes de Solo Nation ici : https://leboard.fr/solonation
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👋 Moi, c'est Flavie Prévot.
Si tu me découvres avec cet article, je suis une ex-dirigeante devenue solopreneure et j'ai créé Le Board, le podcast N°1 des solopreneurs en France, avec plus d'1,5 million d'écoutes. J'ai fondé le premier incubateur pour solopreneurs de France, pour aider les freelances à sortir de la vente du temps en devenant des solopreneurs sereins, qui génèrent des revenus réguliers et confortables.
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