Expatriation & solobusiness : ce que ça change (vraiment) dans ton activité de freelance
Au-delà des clichés du “digital nomad à Bali”
On pense souvent qu’en tant que freelance ou solopreneur, on peut travailler de n’importe où. Mais la réalité est plus nuancée : ton pays de résidence peut changer radicalement ton modèle économique, ta fiscalité, ton mindset et même ton style de vie.
Dans cet épisode de Solo Nation, j’ai eu la chance d’échanger avec trois invitées exceptionnelles :
🏴☠️ Océane Sorel, entrepreneure installée à Miami,
🏴☠️ Sarah Zitouni, basée à Göteborg en Suède,
🏴☠️ N’Geur Sarr, qui développe son activité en Afrique.
Leurs témoignages montrent à quel point le solobusiness est influencé par l’expatriation.
Changer de pays, changer de règles
La fiscalité : tu n’échapperas pas à la paperasse
Quand on part à l’étranger, on se rend vite compte que tous les pays n’ont pas les mêmes règles pour les indépendants. Parfois, c’est une opportunité ; parfois, c’est une vraie galère.
Comme le dit Sarah Zitouni :
“En Suède, la TVA est à 25%, donc forcément, ça change la manière dont tu fixes tes prix.”
Résultat : en fonction de ton marché, tu dois adapter tes tarifs ou trouver d’autres sources de revenus.
L’assurance santé et les charges
Aux États-Unis, c’est encore une autre histoire. Océane Sorel partage son expérience :
“Ici à Miami, tu peux payer plusieurs centaines de dollars par mois rien que pour ton assurance santé.”
Tu comprends vite que tes charges fixes explosent et que ton business doit générer bien plus de revenus pour maintenir ton niveau de vie.
Le coût de la vie : un paramètre sous-estimé
Un solopreneur qui s’expatrie découvre vite que vivre à Paris et vivre à Dakar n’a pas du tout le même coût.
N’Geur Sarr raconte :
“En Afrique, certains coûts sont moindres, mais d’autres comme l’accès à Internet ou l’énergie peuvent vite devenir des freins.”
Le coût de la vie impacte :
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ton pricing,
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ta marge réelle,
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tes investissements dans ton business (outils, formations, publicité).
Et il peut même te pousser à revoir ton positionnement.
Le mindset : de la “hustle culture” au “lagom”
Ce que j’ai trouvé le plus marquant dans cet échange, c’est la différence culturelle.
Aux États-Unis, Océane décrit une vraie “hustle culture” :
“À Miami, tout le monde a plusieurs side business. Tu es dans un environnement où bosser beaucoup, c’est la norme.”
À l’inverse, Sarah en Suède a découvert le ”lagom”, un adverbe suédois fréquemment utilisé pour désigner une quantité qui est ni trop, ni trop peu (comprendre “travailler, mais sans se tuer à la tâche”) :
“Ici, c’est très mal vu de travailler après 17h. On valorise l’équilibre entre vie pro et perso.”
Et ça, ça change complètement ton rapport au travail, à la productivité et même à tes objectifs de croissance.
Construire des revenus asynchrones
Quand on s’expatrie, on comprend vite une chose : vendre son temps a ses limites. Avec les décalages horaires, les différences de culture et les contraintes administratives, le modèle “facturer à l’heure” devient compliqué.
Mes trois invitées ont convergé vers la même conclusion : développer des revenus asynchrones.
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Océane a lancé une newsletter payante :“J’envoie du contenu premium chaque semaine. C’est scalable et ça me permet de ne plus dépendre uniquement du consulting.”
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Sarah a créé des formations en ligne :“L’asynchrone me permet de toucher des clients français… même en vivant en Suède.”
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N’Geur a productisé une partie de son offre d’agence pour la rendre plus vendable en ligne.
👉 Si tu envisages l’expatriation, réfléchis dès maintenant à productiser ton offre et à créer des formats qui se vendent sans toi.
Les pièges à éviter quand on s’expatrie en freelance
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Sous-estimer la paperasse : chaque pays a ses propres règles, parfois complexes.
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Croire que tu vas travailler “comme avant” : les horaires, les attentes et la culture changent.
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Ignorer la barrière culturelle : ce n’est pas juste une question de langue, mais aussi de rapport au business.
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Oublier d’anticiper les coûts cachés : assurance, impôts, déplacements, connexions Internet fiables.
Les opportunités à saisir
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Diversifier ton marché : tu n’es plus limité à un pays, tu peux viser une clientèle internationale.
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Gagner en crédibilité : “freelance basé à Miami” ou “consultante installée à Göteborg” peut renforcer ton image.
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Construire un lifestyle choisi : certains choisissent l’expatriation pour le soleil, d’autres pour un meilleur équilibre de vie.
Conclusion : Faut‑il partir pour réussir ?
Devenir solopreneur à l’étranger, ce n’est pas juste poser ton laptop au bord d’une piscine. C’est repenser ton modèle économique, ta manière de travailler et ton équilibre de vie.
Et comme le résume Océane :
“Ce n’est pas juste un choix de vie perso, ça transforme aussi profondément ton business.”
Un dernier conseil pour la route
Que tu choisisses de partir ou non, cet épisode regorge de hacks pour construire un solobusiness qui te suit partout. Clarifie ton offre, mise sur des produits scalables (formations en ligne, SaaS, infoproduits), automatise ton marketing et entoure‑toi d’une communauté qui partage tes valeurs. Et surtout, n’oublie pas que la liberté géographique n’a de sens que si tu atteins aussi la liberté financière.
Prêt·e à passer à l’action ? Découvre l’Incubateur des solopreneurs, un programme en ligne où plus de 300 freelances apprennent à créer un business scalable et délocalisable. Parce que la vraie liberté, c’est de pouvoir choisir ton lieu de travail… et de gagner ta vie en même temps.
Pour aller plus loin :
➡️ Si tu veux écouter l’intégralité de cette conversation sans filtre avec Océane Sorel, Sarah Zitouni et N’Geur Sarr, c’est dans l’épisode complet de Solo Nation.
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👋 Moi, c'est Flavie Prévot.
Si tu me découvres avec cet article, je suis une ex-dirigeante devenue solopreneure et j'ai créé Le Board, le podcast N°1 des solopreneurs en France, écouté par +500.000 indépendants. J'ai fondé le premier incubateur pour solopreneurs de France, pour aider les freelances à sortir de la vente du temps en devenant des solopreneurs sereins, qui génèrent des revenus réguliers et confortables.
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