200K€ de redressement fiscal, lancement raté, plagiat... Découvre 7 stratégies concrètes pour gérer l'échec et continuer à avancer (ps : c'est normal d'avoir envie de tout plaquer quand ça t'arrive).


Flavie Prévot - publié le 26 11 2025


Comment gérer l'échec en entrepreneuriat : 7 stratégies concrètes (quand tu as envie de tout plaquer)

"C'est quand la dernière fois que tu as eu envie de tout plaquer ?"

J'ai posé cette question à 3 entrepreneur·es lors d'une émission Solo Nation.

Les réponses ont fusé :

→ Hugues Trijasse (FrenchStartupper) :

"Contrôle fiscal du début d'année. La sentence tombe fin mars : 200 000 euros."

→ Sarah Zitouni (PowherTaCarrière) :

"J'ai lancé une offre high-ticket. Zéro vente (je me sentais super naze)."

→ Océane Sorel (TheFrenchVirologist) :

"Quelqu'un a repris une de mes newsletters payantes pour promouvoir son bullshit de potion magique et faire de la désinformation..."

Et tu sais quoi ? C'est normal.

Le problème, c'est qu'on ne parle jamais de ces moments-là. On voit juste les réussites sur LinkedIn. Les posts "Fier d'annoncer que mon CA a doublé". Les "Meilleure année de ma vie".

Mais personne ne poste : "J'ai envie de tout plaquer. Je suis à bout. Ça ne marche pas."

Dans cet article, je vais te donner 7 stratégies concrètes que nous utilisons (Hugues, Sarah, Océane et moi) pour gérer l'échec et continuer à avancer.

Pas des conseils bateau du genre "sois résilient" ou "garde la foi". Non, des outils actionnables que tu peux appliquer dès aujourd'hui.

Prêt·e ? C'est parti !

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Stratégie 1 : Arrête de te comparer (et fais le grand nettoyage)

Le poison de la comparaison

Tu scrolles LinkedIn. Tu vois un post : "Fier d'annoncer que mon CA a atteint 500K€ cette année 🚀". Et toi, pendant ce temps, tu galères à atteindre 80K€. Tu te sens comment ? Comme une merde. Normal. Le problème, c'est que tu ne vois que la réussite, jamais l'échec.

Sarah l'explique parfaitement : "Les gens ne postent pas leurs échecs. Ils postent juste leurs réussites. Donc tu as l'impression que toi seul tu galères."

Résultat : tu penses que tu es le seul à galérer. Que les autres réussissent sans effort. Que tu es un imposteur.

La solution : Unfollow stratégique

Océane a une stratégie radicale : "J'ai unfollowé tous les gens qui me faisaient me sentir comme une merde. Même s'ils sont sympas. Même si leur contenu est bon. Si ça me fait comparer négativement, je unfollow." Et elle a raison. Ton feed, c'est comme un jardin mental. Si tu laisses pousser des mauvaises herbes (aka les gens qui te font te sentir nul), ton jardin sera pourri.

  1. Ouvre LinkedIn/Instagram
  2. Scrolle pendant 10 minutes
  3. À chaque post qui te fait te sentir mal, unfollow la personne
  4. Remplace-la par des gens qui te motivent (pas qui t'écrasent)

Par exemple, moi j'ai unfollowé tous les entrepreneurs US qui affichent leurs 10M$ de CA. Pourquoi ? Parce que ça me faisait me sentir nulle. Maintenant, je suis des gens qui sont que 2-3 ans devant moi. Pas 10 ans. Pas 20 ans.

L'exception : Les "scars not scabs"

Océane a partagé un concept génial : "Scars not scabs" = Cicatrices, pas plaies."

C'est quoi la différence ?

→ Scabs (plaies ouvertes) : "Je viens de me faire arnaquer 10 000€. Je suis dégoûté. Je veux tout arrêter."

→ Scars (cicatrices) : "Il y a 2 ans, je me suis fait arnaquer 10 000€. Voici ce que j'ai appris et comment j'ai rebondi."

La règle : Ne partage que les cicatrices, jamais les plaies ouvertes.

Pourquoi ? Parce que partager une plaie ouverte, c'est :

  • Te rendre vulnérable à des attaques
  • Créer du drama
  • Te focaliser sur le négatif

Alors que partager une cicatrice, c'est :

  • Montrer que tu as surmonté
  • Inspirer les autres
  • Apporter de la valeur

Demande-toi : "Est-ce que c'est une cicatrice ou une plaie ouverte ?"

Si c'est une plaie, attends 3-6 mois avant de partager.

Stratégie 2 : Trouve tes accountability partners (tes 3-4 potes de soutien)

Le danger de l'isolement

Quand tu es entrepreneur, tu es seul. Tu n'as pas de collègues avec qui débriefer à la machine à café. Tu n'as pas de manager avec qui faire un point. Tu es seul face à tes échecs. Et ça, c'est dangereux. Parce que quand tu es seul, tu rumines. Tu te dis que c'est de ta faute. Que tu es nul. Que tu devrais tout arrêter. La solution ? Les accountability partners.

C'est quoi un accountability partner ?

C'est un pote entrepreneur à ton niveau de problématique qui :

  • Te comprend (parce qu'il vit les mêmes galères)
  • Te challenge (parce qu'il te connaît bien)
  • Te soutient (parce qu'il veut ton succès)

Pas ta famille. Pas tes potes salariés. Des entrepreneurs.

Sarah explique : "J'ai 3-4 potes entrepreneurs avec qui je parle régulièrement. Quand j'ai un échec, je les appelle. Ils me rappellent que c'est normal. Que eux aussi ont vécu ça."

Océane ajoute : "Mes accountability partners, c'est ma thérapie. Je peux tout leur dire. Les échecs, les doutes, les peurs. Ils ne jugent pas."

Comment trouver tes accountability partners ?

Étape 1 : Identifie 3-4 entrepreneurs à ton niveau

Pas des gens qui font 10M€ pendant que toi tu fais 50K€. Des gens qui ont les mêmes problématiques que toi.

tape 2 : Propose un café (ou un appel)

Dis-leur : "J'aimerais qu'on se fasse des points réguliers pour parler de nos business, nos galères, nos succès. Ça te dit ?"

Étape 3 : Fixe un rythme

Une fois par mois ? Toutes les deux semaines ? Trouve un rythme qui marche pour vous deux.

Étape 4 : Crée un groupe WhatsApp/Telegram

Pour pouvoir échanger rapidement quand tu as besoin.

Stratégie 3 : Décide si tu persévères ou tu pivotes (la méthode de l'hystérésis)

Le dilemme de l'entrepreneur

Quand tu as un échec, tu te poses LA question : "Est-ce que je continue ou j'abandonne ?"

Et c'est la question la plus difficile en entrepreneuriat. Parce que :

  • Si tu abandonnes trop tôt, tu rates peut-être une opportunité
  • Si tu persévères trop longtemps, tu perds du temps et de l'argent

Alors, comment décider ?

La méthode de l'hystérésis (par Sarah)

Sarah a partagé un concept génial : l'hystérésis. C'est un concept de physique. Mais ça s'applique parfaitement à l'entrepreneuriat.

Tu as deux seuils :

  • Seuil bas : En dessous, tu arrêtes
  • Seuil haut : Au-dessus, tu continues

Entre les deux ? Tu hésites.

Par exemple, imaginons que tu lances une formation en ligne. Seuil bas : Si je n'ai pas fait 10 000€ de CA en 6 mois, j'arrête. Seuil haut : Si je fais plus de 30 000€ en 6 mois, je continue et j'investis plus. Entre 10K€ et 30K€ ? J'hésite. J'observe. Je teste.

Ça fonctionne parce que ça te force à fixer des critères objectifs avant de te lancer. Au lieu de te dire "je verrai bien", tu te dis : "Si j'atteins pas X, j'arrête. Si je dépasse Y, je continue."

Les objectifs BMW (Bien/Mieux/Waouh)

Sinon, il y a la méthode BMW signée Aline de TheBBoost :

B = Bien : L'objectif minimum acceptable

M = Mieux : L'objectif souhaitable

W = Waouh : L'objectif stretch

Exemple pour un lancement :

  • Bien : 10 000€ de CA
  • Mieux : 30 000€ de CA
  • Waouh : 50 000€ de CA

Si tu atteins "Bien", tu continues. Si tu n'atteins pas "Bien", tu pivotes.

La niche fertile (la règle des 3)

J'ai une règle très simple pour savoir si tu dois persévérer ou pivoter : La niche fertile.

3 critères pour savoir si une niche est fertile ou non :

  1. Un marché croissant (pas un marché qui meurt)
  2. Des clients avec du budget (qui ont de l'argent pour acheter)
  3. Être un minimum passionné par le sujet (sinon tu vas t'épuiser)

Si tu as les 3, persévère. Si tu en as moins de 3, pivote.

Mon action pour toi :

  1. Définis tes seuils bas et haut pour ton projet actuel
  2. Fixe une deadline (6 mois ? 1 an ?)
  3. À la deadline, regarde où tu es : seuil bas, entre-deux, ou seuil haut
  4. Décide en fonction

Stratégie 4 : Compartimente tes projets (plaisir vs thune)

Le piège de la passion exclusive

Beaucoup d'entrepreneurs pensent qu'ils doivent TOUT faire par passion : "Fais ce que tu aimes et tu ne travailleras jamais."

La vérité ? Tu peux avoir des projets plaisir ET des projets thune. Et c'est même recommandé.

Les projets plaisir vs les projets thune

Sarah l'explique parfaitement : "J'ai des projets qui me font kiffer mais qui ne rapportent pas beaucoup. Et j'ai des projets qui rapportent bien mais qui sont moins fun. Et c'est OK."

Exemples de projets plaisir :

  • Un podcast sur une passion personnelle
  • Une newsletter gratuite de curation
  • Une chaîne YouTube en mode journal personnel

Exemples de projets thune :

  • Tes missions freelance
  • Tes formations vendues
  • Ton coaching individuel

La règle : Tu as besoin des deux.

Les projets plaisir te donnent du sens, de la motivation, de la visibilité. Les projets thune te donnent de l'argent, de la sécurité, de la trésorerie. Ne sacrifie pas l'un pour l'autre.

Comment gérer les deux ?

Méthode 1 : Le time tracking

Fais ton time tracking pendant 2 semaines. Tagge chaque projet :

  • #projet-plaisir (ton podcast, ta newsletter)
  • #projet-thune (tes missions clients, tes formations)

Analyse :

  • Si tu passes 80% sur projets plaisir et 20% sur projets thune → tu vas galérer financièrement
  • Si tu passes 20% sur projets plaisir et 80% sur projets thune → tu vas t'épuiser et perdre le sens

L'idéal : 60% thune / 40% plaisir.

Méthode 2 : La règle des 3 ans

Moi, j'ai une règle : Un projet plaisir a 3 ans pour devenir rentable.

ExempleLe Board, mon podcast. Lancé en 2020. Rentable en 2023 (3 ans). Pendant 3 ans, j'ai investi du temps sans gagner d'argent. Mais je savais que c'était un investissement long terme.

Alors :

  1. Liste tes projets actuels
  2. Classe-les : plaisir ou thune ?
  3. Calcule ton ratio : combien de temps sur chaque ?
  4. Ajuste si nécessaire

Stratégie 5 : Pratique le build in public (ou pas)

Le débat : Faut-il tout partager ?

Hugues et Océane sont à fond dans le building public : ils partagent leurs échecs, leurs galères, leurs chiffres. Pourquoi ?

Hugues explique : "Le building public, ça inspire les gens. Ça crée de la connexion."

Océane ajoute : "Quand je partage mes échecs, je reçois plein de messages de soutien. Ça me fait du bien. Et ça aide les autres."

Mais Sarah et moi, on est plus mitigés

Sarah : "Moi, je ne partage pas mes échecs en temps réel. Je les partage 6 mois après, quand j'ai du recul."

Moi : "Je pratique l'enfouissement positif. Internet oublie en 24h. Pas besoin de crier sur tous les toits que j'ai raté un truc."

Pourquoi ? Parce que partager un échec en temps réel, c'est risqué :

  • Tu te rends vulnérable à des attaques
  • Ça peut nuire à ton image professionnelle
  • Ça peut décourager tes clients potentiels

Alors, build in public ou pas ?

Ça dépend de ta personnalité et de ton business model.

Tu devrais faire du build in public si :

  • Tu es à l'aise avec la vulnérabilité
  • Ton business repose sur la connexion humaine (coaching, communauté)
  • Tu as un persona qui valorise l'authenticité

Tu ne devrais PAS faire du building public si :

  • Tu es sensible aux critiques
  • Ton business repose sur l'expertise pure (consulting, freelance technique)
  • Tu as un persona qui valorise la discrétion

Pose-toi cette question : "Est-ce que partager mes échecs va m'aider ou me desservir ?"

Si ça t'aide : fais-le (mais partage des "cicatrices", pas des "plaies", tu te souviens). Si ça te dessert : ne le fais pas.

Stratégie 6 : Zoome/Dézoome sur tes métriques

Le piège des métriques quotidiennes

Quand tu regardes tes métriques tous les jours, tu ne vois que le bruit, parce que tes stats fluctuent. Un jour c'est bien. Le lendemain c'est nul. Et c'est normal !

La solution : Regarde à 30 jours minimum

Océane a changé sa façon de faire :"Maintenant, je regarde mes stats une fois par mois. Je compare mois par mois." Pourquoi ? Parce que sur 30 jours, tu vois une tendance, pas juste du bruit.

Exemple :

  • Jour 1 : 5 nouveaux abonnés
  • Jour 2 : 2 nouveaux abonnés (panique !)
  • Jour 3 : 8 nouveaux abonnés (ouf !)

Résultat en 30 jours : 150 nouveaux abonnés. Tendance : +15% vs mois dernier. C'est BEAUCOUP plus parlant.

Célèbre d'où tu viens (pas où tu veux aller)

Sarah a partagé un truc génial : "Quand je me sens nulle, je regarde d'où je viens. Il y a 2 ans, je faisais 2 000€ par mois. Aujourd'hui, je fais 10 000€. J'ai multiplié par 5."

Le problème ? On compare toujours où on est avec où on veut aller : "Je veux faire 50K€ par mois, mais je fais que 10K€. Je suis nulle."

Au lieu de célébrer : "Il y a 2 ans, je faisais 2K€. Aujourd'hui, je fais 10K€. J'ai progressé de 400%."

Si ça te parle :

  1. Arrête de regarder tes métriques tous les jours
  2. Regarde-les une fois par mois (ou une fois par semaine max)
  3. Compare avec il y a 6 mois / 1 an (pas avec ton objectif)
  4. Célèbre ta progression, même si elle te semble petite

Stratégie 7 : Teste l'enfouissement positif (Internet oublie en 24h)

Le concept de l'enfouissement positif

Moi, je pratique ce que j'appelle l'enfouissement positif. C'est le fait de ne pas communiquer sur tous mes échecs. Pourquoi ? Parce qu'Internet oublie en 24h. Si je rate un lancement, je n'ai pas besoin de faire un post LinkedIn pour dire "J'ai raté mon lancement". Il suffit de ne rien dire. Et de passer à autre chose.

Mais attention : L'enfouissement positif ≠ Le déni

L'enfouissement positif, c'est :

  • Analyser l'échec en privé
  • En tirer des leçons
  • Ajuster ta stratégie
  • Passer à autre chose sans en faire un drame public

Le déni, c'est :

  • Ignorer l'échec
  • Ne pas l'analyser
  • Répéter les mêmes erreurs

Ne confonds pas les deux.

Quand faut-il communiquer sur un échec ?

Communique sur un échec si :

  • C'est une cicatrice (pas une plaie ouverte)
  • Ça apporte de la valeur aux autres
  • Ça renforce ta connexion avec ton audience

Ne communique PAS si :

  • C'est une plaie ouverte
  • Ça ne sert qu'à te plaindre
  • Ça peut nuire à ton image professionnelle

La prochaine fois que tu as un échec, pose-toi cette question : "Est-ce que communiquer dessus va m'aider ou me desservir ?"

Les échecs des grands entrepreneurs (pour te rassurer)

Tu n'es pas seul à galérer

Pendant l'émission, on a parlé des échecs de grands entrepreneurs. Parce que même les plus grands ont foiré à un moment donné.

→ Elon Musk : Le Cybertruck

Budget annoncé : 40 000$. Prix réel : 100 000$.

→ Oprah Winfrey : Virée de la télé

Première présentation télé. Elle se fait virer le jour même. Raison : "Pas faite pour la télévision."

→ Steve Jobs : Viré d'Apple

Le fondateur d'Apple se fait virer de sa propre boîte en 1985. Il reviendra en 1997 pour la sauver.

→ Whitney Wolf Herd : Bumble

Elle quitte Tinder après du harcèlement sexuel. Elle crée Bumble. Bumble vaut aujourd'hui 8 milliards de dollars.

Le point commun de tous ces entrepreneurs ? Ils ont continué. Ils n'ont pas abandonné après leur premier échec. Ni après le deuxième. Ni après le troisième. Ils ont persévéré. Ou ils ont pivoté. Mais ils n'ont jamais arrêté.

FAQ : Gérer l'échec en entrepreneuriat

1. Comment savoir si je dois persévérer ou abandonner ?

Utilise la méthode de l'hystérésis :

  1. Définis ton seuil bas (en dessous, tu arrêtes)
  2. Définis ton seuil haut (au-dessus, tu continues)
  3. Fixe une deadline (6 mois ? 1 an ?)
  4. À la deadline, décide en fonction de tes résultats

Et vérifie que tu es dans une niche fertile :

  • Marché croissant ✅
  • Clients qui ont le budget ✅
  • Passion pour le sujet ✅

2. Dois-je partager mes échecs sur les réseaux sociaux ?

Ça dépend. Partage si :

  • C'est une cicatrice (pas une plaie ouverte)
  • Ça apporte de la valeur aux autres
  • Ton business repose sur la connexion humaine

Ne partage PAS si :

  • C'est une plaie ouverte
  • Ça ne sert qu'à te plaindre
  • Ton business repose sur l'expertise pure

Sinon, pratique l'enfouissement positif : Internet oublie en 24h.

3. Comment trouver des accountability partners ?

3 étapes :

  1. Identifie 3-4 entrepreneurs à ton niveau de CA/problématique
  2. Propose-leur un café pour parler régulièrement
  3. Crée un groupe WhatsApp pour échanger rapidement

Où les trouver ?

  • Dans ta ville (événements freelance/solopreneur)
  • Sur LinkedIn (connecte avec des gens à ton niveau)
  • Dans une communauté (comme l'Incubateur Solopreneur)

4. Comment gérer la culpabilité d'avoir raté ?

3 astuces :

Astuce 1 : Zoome/dézoome

Regarde d'où tu viens (il y a 1 an), pas où tu veux aller. Célèbre ta progression.

Astuce 2 : Relativise

Elon Musk a foiré le Cybertruck. Steve Jobs s'est fait virer d'Apple. Tu n'es pas le premier à rater.

Astuce 3 : Parle à tes accountability partners

Ils te rappelleront que c'est normal. Que eux aussi ont vécu ça.

5. Faut-il tout miser sur la passion ou aussi faire des projets thune ?

Il faut les deux.

Projets plaisir :

  • Te donnent du sens, de la motivation, de la visibilité
  • Peuvent mettre 3 ans à devenir rentables

Projets thune :

  • Te donnent de l'argent, de la sécurité, de la trésorerie
  • Sont moins fun mais nécessaires

Ratio idéal : 60% thune / 40% plaisir.

6. Comment éviter de ruminer après un échec ?

4 astuces :

Astuce 1 : Fixe une deadline de deuil

"Je me donne 48h pour être triste. Après, je passe à autre chose."

Astuce 2 : Fais un post-mortem

Analyse ce qui n'a pas marché. Écris-le. Puis ferme le dossier.

Astuce 3 : Lance un nouveau projet

Rien de mieux qu'un nouveau projet pour oublier un échec.

Astuce 4 : Parle à tes accountability partners

Ils te remonteront le moral. Ils te rappelleront tes succès.

7. Quand faut-il vraiment tout arrêter ?Arrête si :

  1. Tu es en burn-out (santé mentale/physique en danger)
  2. Tu n'es plus du tout dans une niche fertile (marché qui meurt + clients qui n'ont plus le budget + tu détestes)
  3. Tes résultats sont en dessous de ton seuil bas depuis plus de 1 an

Mais même si tu arrêtes un projet, ne quitte pas l'entrepreneuriat. Pivote. Teste autre chose. Change de niche. L'entrepreneuriat, c'est une succession de pivots. Pas une ligne droite.

8. Comment gérer le regard des autres après un échec ?

- Les gens s'en foutent, Internet oublie en 24h. Ton échec n'intéresse personne (sauf tes proches) ;

- Les seuls qui te jugent sont ceux qui ne font rien. Les entrepreneurs te comprennent. Les salariés qui n'ont jamais pris de risques te jugent ;

- Tu peux choisir ce que tu partages. Pas obligé de tout raconter. Pratique l'enfouissement positif si ça te rassure.

Prêt à gérer l'échec comme un pro ?

Voilà, tu as maintenant les 7 stratégies concrètes pour gérer l'échec en entrepreneuriat.

Récap' :

Stratégie 1 : Arrête de te comparer → Unfollow stratégique, partage des cicatrices (pas des plaies)

Stratégie 2 : Trouve tes accountability partners → 3-4 potes entrepreneurs à ton niveau

Stratégie 3 : Décide si tu persévères ou tu pivotes → Hystérésis (seuils bas/haut), objectifs BMW, niche fertile

Stratégie 4 : Compartimente tes projets → 60% thune / 40% plaisir

Stratégie 5 : Pratique le building public (ou pas) → Ça dépend de ta personnalité et ton business model

Stratégie 6 : Zoome/dézoome sur tes métriques → Regarde à 30 jours, célèbre d'où tu viens

Stratégie 7 : Teste l'enfouissement positif → Internet oublie en 24h, pas obligé de tout partager

Maintenant, à toi de jouer.Si tu te sens seul face à tes échecs, si tu as besoin de pairs qui te comprennent, si tu veux être entouré d'entrepreneurs qui vivent les mêmes galères que toi, rejoins l'Incubateur Solopreneur.

C'est exactement ce qu'on a créé : une communauté de 350+ solopreneurs qui s'entraident, se soutiennent, et avancent ensemble. Tous les vendredis, on se retrouve pour un live pratique. On construit nos actifs de solopreneur, un vendredi après l'autre. Et surtout, on ne se sent plus seuls.

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👋 Moi, c'est Flavie Prévot.

Si tu me découvres avec cet article, je suis une ex-dirigeante devenue solopreneure et j'ai créé Le Board, le podcast N°1 des solopreneurs en France, écouté par +500.000 indépendants. J'ai fondé le premier incubateur pour solopreneurs de France, pour aider les freelances à sortir de la vente du temps en devenant des solopreneurs sereins, qui génèrent des revenus réguliers et confortables. 

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