Comment passer de freelance au TJM à 70K€ en 9 mois : l'histoire de Nicolas Dorfmann (Fondateur de shaperoom)
Nicolas gagnait 10 000€ par mois en tant que freelance média buyer. Il travaillait 4 jours par semaine, surfait, voyageait. Mais il manquait de sens. En 9 mois, il a créé shaperoom, son programme en ligne pour aider les salariés à devenir freelances média buyers. Résultat : 70 000€ de chiffre d'affaires. Découvre son parcours complet, ses stratégies, ses outils, et surtout ses galères.
Le piège doré du freelancing au TJM (et pourquoi Nicolas en est sorti)
10 000€ par mois. 4 jours de travail par semaine. Surf à Bali. Voyage partout dans le monde. La vie de rêve, non ?
C'était la vie de Nicolas Dorfmann en 2023. Freelance média buyer depuis plusieurs années, il avait atteint tous ses objectifs de liberté financière et géographique. Mais il manquait quelque chose : le sens.
Nicolas l'explique parfaitement : "J'étais arrivé à un objectif de vie que je m'étais fixé. 10K€ par mois, 4 jours de travail, je surfais, je voyageais. Mais je manquais un peu de sens. Et d'impact."
Et puis, il y avait un autre problème : le plafond de verre du TJM. Même en gagnant bien sa vie, Nicolas vendait encore son temps. S'il voulait gagner plus, il devait bosser plus. S'il voulait prendre des vacances, il ne facturait pas. Le temps contre l'argent. Le piège classique du freelancing. Alors en 2024, Nicolas a décidé de changer les règles du jeu. Il a créé shaperoom, son programme en ligne pour aider les salariés à se lancer en freelance média buyer. 9 mois plus tard : 70 000€ de chiffre d'affaires sur ce programme. Dans cet article, je vais te raconter son parcours complet. De freelance qui vend son temps à solopreneur qui génère des revenus scalables. Avec les chiffres, les outils, les stratégies, les pivots. Et surtout, les galères. Parce que non, ça n'a pas été une ligne droite. Nico a touché ses limites deux fois. Il a failli abandonner. Il a dû prendre des décisions radicales. Mais aujourd'hui, il en est sorti. Et toi aussi, tu peux le faire.
Prêt·e ? C'est parti.
Le parcours de Nicolas : de média buyer freelance à fondateur de shaperoom
2019-2023 : Le déclic
Nicolas n'a pas fait de grandes études. École du web pendant 5 ans, jamais de CDI. En 2019, il fait un stage de 6 mois à Montréal. C'est le déclic. Il se rend compte qu'il ne peut pas vivre à Paris toute sa vie. Il veut voyager. Il veut être libre. Retour à Paris en 2020. Il intègre une agence fondée par d'anciens de Google. Il apprend le média buying pendant 1 an et demi. Puis en 2020, deuxième confinement, il est en Espagne avec des potes dans une maison à côté d'Alicante. Nouveau déclic : "J'étais en train de bosser, dans une maison de ouf, à côté d'Alicante. Personne ne me surveille. Je peux faire ça à mon compte à l'étranger."
Go pour le freelancing.
2020-2023 : Le freelance scalable (sans le savoir)
Nicolas se lance en freelance média buyer. Mais attention, pas n'importe quel freelancing. Dès le début, son objectif est clair : "Gagner plus tout en travaillant moins."
Et pour ça, il prend une décision stratégique : ne pas vendre son temps au TJM. Il vend des forfaits mensuels. Des offres au résultat. Exemple :
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Avant : "Je te facture 5 jours à 500€, soit 2 500€"
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Après : "Je te crée et gère tes campagnes publicitaires pour 1 000€ par mois"
L'avantage ? Le client paie 1 000€ tous les mois. Nicolas gère les campagnes. Ça lui prend 10h le premier mois (création), puis 3h les mois suivants (optimisation). Plus il devient rapide et bon, plus il gagne. À l'inverse d'un TJM où plus tu es rapide, moins tu gagnes. Résultat en 2023 : 10 000€ par mois en travaillant 4 jours par semaine. Vie de digital nomad. Surf. Voyages. Liberté totale. Mais toujours ce manque de sens.
2024 : Le pivot vers shaperoom
Début 2024, Nicolas se pose des questions. Des potes lui demandent de les aider à se lancer en freelance. Il donne déjà des formations en B2B dans les entreprises. Et il adore ça. Il se dit : "Pourquoi pas créer un programme pour aider les salariés à se lancer en freelance média buyer ?"
Février 2024 : lancement de la phase beta test. Nicolas recrute son premier élève à 666€. Il n'a aucune vidéo. Aucun programme structuré. Juste une vision et une fiche Notion :
"C'était ma première fois que je coach. La personne que je vais accompagner va m'aider à construire le programme. On fait de la co-construction."
Phase beta test : février à juin 2024. 6-7 élèves.
Septembre 2024 : lancement officiel en mode cohorte. Objectif : 12 élèves. Résultat : 4 élèves. Il est déçu. Mais il continue.
Décembre 2024 : pivot vers l'evergreen. Nicolas abandonne le système de cohorte (trop de pression, trop de stress). Il passe à un accompagnement evergreen : les gens entrent quand ils veulent. Résultat : ça débloque tout.
Fin décembre / début janvier : 6-10 nouveaux élèves.
Aujourd'hui (novembre 2025) : près de 40 élèves. 70 000€ de CA sur shaperoom. Et un objectif : atteindre 50 000€ par mois d'ici fin 2025.
Pilier 1 : L'offre freelance (ou comment sortir du TJM dès le début)
Avant de te parler du programme en ligne, parlons de l'offre freelance de Nicolas. Parce que c'est son expertise freelance qui lui a permis de créer son programme. Et surtout, c'est une offre scalable dès le départ.
Le métier de média buyer : un freelancing asynchrone
Le média buying, c'est quoi ? C'est gérer les campagnes publicitaires en ligne pour des entreprises (Google Ads, Facebook Ads, Instagram Ads, etc.).
Par exemple, un client vend des chaussures en ligne. Il veut faire plus de ventes avec une bonne rentabilité. Nicolas crée une stratégie publicitaire, lance les campagnes sur les plateformes (Google, Meta), puis les optimise chaque semaine.
Pourquoi c'est un métier parfait pour scaler ?
#1 C'est asynchrone
Tu n'es pas obligé d'être en réunion 10h par jour. Tu travailles quand tu veux, d'où tu veux.
#2 : C'est orienté résultat
Le client se fiche du temps que tu passes. Il veut des ventes. Donc tu peux vendre au résultat, pas au temps.
#3 : Tu deviens plus rapide avec l'expérience
Nicolas a lancé des centaines de campagnes. Aujourd'hui, il va 5x plus vite qu'au début. Mais il facture le même prix.
La règle d'or de Nicolas : vendre un package, pas du temps
Dès le début, Nicolas a appliqué une règle : "Ne pas vendre ton TJM, mais vendre une solution. Un package. Une offre."
Son package création + gestion :
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Création de la stratégie publicitaire
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Création des campagnes
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Gestion et optimisation mensuelle
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Retours sur les créas (visuels, vidéos)
Prix : forfait mensuel (exemple : 1 000€ à 2 000€ par mois selon le client)
Avantage pour le client : Il paie un prix fixe et sait ce qu'il obtient.
Avantage pour Nicolas : Revenus récurrents. Plus il est rapide, plus il gagne.
Si tu es freelance, pose-toi ces questions :
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Est-ce que je vends encore mon temps au TJM ?
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Est-ce que je pourrais vendre un forfait projet ou un forfait mensuel à la place ?
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Quels résultats concrets je livre à mes clients ?
Transforme ton offre en "package au résultat" et tu commenceras déjà à scaler.
La niche fertile de Nicolas : 3 critères clés
Nicolas a choisi le média buying. Mais pourquoi cette niche ?
#1 C'est un marché en croissance
Toutes les entreprises ont besoin de faire de la publicité en ligne. C'est un marché en pleine croissance.
#2 Des clients qui ont du budget
Les entreprises qui font de la publicité ont de l'argent. Elles peuvent payer 1 000€ à 5 000€ par mois.
#3 : Une passion personnelle
Nicolas aime le marketing digital. Il aime analyser les données, optimiser les campagnes.
Ces 3 critères = la niche fertile.
Et c'est cette niche qui lui a permis de créer shaperoom : former d'autres personnes à devenir freelance média buyer.
Vérifie que ton métier de freelance coche ces 3 cases :
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Marché croissant ✅
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Clients avec des pépettes ✅
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Passion personnelle ✅
Si tu en as moins de 3, réfléchis à pivoter ou à te repositionner.
Pilier 2 : Le produit shaperoom (ou comment créer un bootcamp en 9 mois)
Maintenant, décortiquons la création de shaperoom, le programme en ligne de Nicolas.
Phase 1 : Les interviews (janvier-février 2024)
Avant de créer quoi que ce soit, Nicolas a fait une chose essentielle : parler à ses futurs clients. Il a interviewé 10 personnes qui correspondaient à sa cible : des salariés qui veulent se lancer en freelance média buyer.
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Quels sont tes objectifs ?
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Quelles sont tes peurs ?
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Quels sont tes freins ?
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Qu'est-ce qui te bloque aujourd'hui ?
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De quoi as-tu besoin pour te lancer ?
Résultat : il a identifié les problématiques clés.
Exemple : La peur numéro 1 : "Je ne sais pas comment trouver mes premiers clients."
Donc dans shaperoom, Nicolas a créé un module entier sur la prospection et la vente.
Son action pour toi : Avant de créer ton programme, interview 10 personnes de ta cible. Pose-leur des questions ouvertes. Écoute leurs peurs, leurs frustrations, leurs objectifs.T out ton programme découlera de ces interviews.
Phase 2 : Le beta test (février-juin 2024)
Nicolas ne passe PAS 6 mois à créer toutes ses vidéos avant de lancer. Il fait du beta test.
Février 2024 : premier élève. Nicolas lui envoie une fiche Notion avec le programme prévu. Mais il n'a aucune vidéo. Il lui dit : "C'est la première fois que je coach. On va construire ensemble. Tu vas m'aider à améliorer le programme."
Comment il fait ? Tous les vendredis : live de 2h sur Google Meet.
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1h sur un sujet (exemple : "Comment créer une campagne Google Ads")
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1h sur un autre sujet (exemple : "Comment prospecter tes premiers clients")
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Il enregistre le live
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Il l'upload sur Notion
Résultat : ses lives deviennent ses vidéos de formation.
Les avantages du beta test :
#1 Tu avances vite
Chaque vendredi, tu as une deadline. Tu DOIS donner un cours. Donc tu ne procrastines pas.
#2 : Tu ajustes en temps réel
Les élèves posent des questions. Tu identifies les points de friction. Tu améliores en direct.
#3 : Tu ne perds pas de temps
Tu ne crées pas 50 vidéos que personne ne regardera. Tu crées juste ce qui est nécessaire.
Alors si tu veux créer une formation, ne passe pas 6 mois à tout créer. Lance un beta test à 50% du prix final. Fais des lives enregistrés. Ajuste en temps réel.
Phase 3 : Le lancement officiel (septembre 2024)
Été 2024 : Nicolas prépare son lancement officiel. Il passe du beta test au vrai lancement. Il crée du contenu sur Instagram. Il prépare son entonnoir de vente.
30 septembre 2024 : lancement en mode cohorte. Objectif : 12 élèves. Résultat : 4 élèves. Il est déçu. Mais pas découragé.
Nicolas l'explique : "Pour moi, les objectifs ne sont pas faits pour être atteints. Ils sont faits pour te guider."
Mais il identifie un problème : le modèle cohorte ne lui convient pas. Trop de pression. Il doit finir ses vidéos en même temps qu'il accompagne ses élèves. Il est stressé.
Phase 4 : Le pivot evergreen (décembre 2024)
Décembre 2024 : Nicolas prend une décision radicale. Il abandonne le système de cohorte. Il passe à un accompagnement evergreen.
Modèle evergreen :
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Les gens entrent quand ils veulent
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Ils ont accès à toutes les vidéos (déjà enregistrées)
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Ils suivent le bootcamp à leur rythme
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Nicolas fait des calls de groupe réguliers pour accompagner
Résultat : ça débloque tout. Fin décembre / début janvier : 6-10 nouveaux élèves.
Pourquoi ça fonctionne mieux ?
#1 Moins de pression
Nicolas n'a plus de deadline de lancement. Il peut se concentrer sur l'acquisition continue.
#2 : Flux continu
Avant : 1 cohorte tous les 3 mois. Après : des clients qui entrent chaque semaine.
#3 : Meilleure preuve sociale
Les anciens élèves finissent le bootcamp pendant que les nouveaux arrivent. Les nouveaux voient les résultats des anciens en temps réel.
Nicolas raconte : "Récemment, quelqu'un est parti après 3-4 mois avec un premier client à 2 200€ par mois. Les autres élèves ont vu ça. Ils m'ont dit : 'C'est trop bien, on voit que c'est réel, que ça fonctionne.'"
Si tu lances un programme, teste d'abord en cohorte (pour construire avec tes élèves). Mais ensuite, passe en evergreen pour fluidifier ton acquisition et diminuer ta charge mentale.
Les outils de Nicolas (pour créer shaperoom sans se ruiner)
Phase beta test (février-juin 2024) :
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Google Meet : pour les lives
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Enregistrement d'écran : gratuit (macOS ou Windows)
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Notion : pour héberger les vidéos et le contenu
Coût : 0€ par mois.
Phase lancement (septembre 2024) :
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Système.io : pour héberger la formation et gérer les paiements
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Loom : pour enregistrer les vidéos avec plus de qualité
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Notion : toujours pour l'organisation
Coût : environ 50€ par mois.
La leçon de Nicolas : "Au début, j'enregistrais mon écran gratuitement pour économiser. Je me marre aujourd'hui, mais c'était ça la réalité. Si mon programme coûte 600€, je peux me permettre de payer un outil à 30€ par mois."
Tu n'as pas besoin de Kajabi à 200€/mois pour commencer. Commence simple. Améliore ensuite.
L'évolution des prix de shaperoom
Premier élève (février 2024) : 666€
Prix actuel (novembre 2025) : environ 2 000€ à 2 500€
Nicolas a augmenté ses prix progressivement. Pourquoi ?
Raison 1 : Il est devenu meilleur
Plus il accompagne d'élèves, plus il affine son programme, plus il apporte de valeur.
Raison 2 : Il a des résultats
Ses élèves trouvent des clients. Certains font 2 000€ à 3 000€ par mois dès les premiers mois.
Raison 3 : La problématique est forte
Plus la douleur est forte (ici : quitter son CDI pour être libre), plus le prix peut être élevé.
Nicolas l'explique parfaitement : "Le prix n'est pas corrélé au produit en lui-même. Le prix est corrélé aux émotions. Plus la problématique est forte, plus le prix peut être élevé."
Si tu as un produit, augmente tes prix tous les 10-15 clients. Teste. Observe. Si les gens achètent toujours, c'est que tu peux monter encore.
Pilier 3 : Le média (ou comment Nicolas attire 10-20 élèves par mois)
Maintenant, parlons de la stratégie média de Nicolas. Parce que faire 70K€ en 9 mois, c'est pas en croisant les doigts que ça arrive. Il y a une vraie stratégie derrière.
Le framework top/middle/bottom funnel
Nicolas a structuré sa stratégie de contenu selon un framework marketing classique : le top/middle/bottom funnel.
Top funnel : Attirer l'attention
- Objectif : Toucher le maximum de personnes qui ne te connaissent pas encore.
- Format : Contenu court, aspirationnel, lifestyle.
- Plateformes : Instagram, TikTok.
- Contenu de Nicolas :
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Sa vie de digital nomad (Bali, surf, voyages)
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Les coulisses de son business (chiffres, résultats)
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Les premiers pas en freelance (contenu accessible)
Middle funnel : Créer la confiance
- Objectif : Approfondir la relation avec ceux qui te suivent déjà.
- Format : Contenu long, éducatif, transformation.
- Plateformes : YouTube, Podcast.
- Contenu de Nicolas :
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Comment se lancer en freelance média buyer
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Les erreurs à éviter
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Comment trouver ses premiers clients
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Les mindsets d'entrepreneur
Bottom funnel : Convertir en clients
- Objectif : Transformer tes abonnés en clients.
- Format : Appels de vente, prospection outbound.
- Plateformes : DM Instagram, LinkedIn, emails.
La règle de Nicolas : "Sur Instagram, je parle de l'arrivée (la vie que tu auras). Sur YouTube, je parle du chemin (comment y arriver). Et en DM, je convertis."
Pourquoi cette stratégie fonctionne ? Parce qu'elle respecte le parcours décisionnel de sa cible :
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Top : "Oh, ce mec vit à Bali et surfe. J'aimerais bien avoir cette vie."
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Middle : "Il explique comment devenir média buyer. C'est intéressant. Je vais regarder plus de vidéos."
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Bottom : "Il m'a envoyé un message. On a parlé. Je suis convaincu. Je m'inscris."
La stratégie Instagram : aspiration + building public
Sur Instagram, Nicolas ne parle PAS de technique. Il ne fait pas de tutoriels "Comment créer une campagne Google Ads". Il parle de lifestyle et d'aspiration.
Exemples de contenus Instagram :
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"Pourquoi j'ai quitté Paris pour devenir digital nomad"
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"Mes 70K€ en 9 mois : les coulisses de shaperoom"
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"Travailler 4h par jour et surfer le reste du temps : mon quotidien"
Objectif : montrer la destination, pas le chemin. Nicolas l'explique : "Ma cible, ce sont des salariés qui rêvent de liberté. Ils veulent voyager, être indépendants. Donc je leur montre cette vie. Ça les fait rêver. Et après, ils viennent me demander : 'Comment tu fais ?'"
Le building public :
Nicolas partage aussi ses chiffres, ses galères, ses réussites. Par exemple, en novembre 2025, il a posté un bilan de shaperoom : 70K€ en 9 mois, près de 40 élèves, objectif 50K€ par mois.
Résultat : engagement énorme. Beaucoup de messages.
Si tu veux reproduire sa stratégie : sur Instagram (ou TikTok), ne parle PAS de technique. Parle de la vie que ta cible pourra avoir grâce à ton offre. Montre la destination. Pas le chemin.
La stratégie YouTube/Podcast : éducation + autorité
Sur YouTube et son podcast "L'appel du large", Nicolas approfondit. Deux piliers de contenu :
Pilier 1 : Introspection et mindset
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Le courage
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La liberté
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Remettre en question la société
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Le sens de l'entrepreneuriat
Pilier 2 : Stratégies business
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Comment se lancer en freelance
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Comment trouver ses premiers clients
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Comment gérer la peur de l'échec
Objectif : créer de l'autorité et de la confiance.
Nicolas l'explique : "Quelqu'un m'a rejoint en avril. Il me regardait depuis décembre. Quand il est arrivé en appel, on avait juste à le cueillir. Il était déjà convaincu."
C'est la puissance du contenu long.
YouTube et les podcasts permettent aux gens de t'écouter pendant 20, 30, 60 minutes. Ils apprennent à te connaître. Ils te font confiance. Et quand ils passent en appel de vente, tu n'as presque plus besoin de vendre.
Si tu veux créer un média long, choisis :
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YouTube si tu es à l'aise en vidéo
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Podcast si tu préfères l'audio
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Newsletter si tu préfères l'écrit
Et publie 1 fois par semaine minimum pendant 6-12 mois. Les résultats viendront. Mais ça prend du temps.
Le secret sous-côté : la prospection outbound
Nicolas a un média. Il crée du contenu. Il attire des gens. Mais il ne se contente PAS d'attendre que les gens viennent à lui. Il prospecte aussi. Nicolas l'explique : "Énormément de gens sont présents sur Instagram ou LinkedIn, mais ils ne likent pas, ils ne contactent pas. Donc moi, je vais engager la discussion."
Comment il fait ?
Étape 1 : Quelqu'un s'abonne à son compte Instagram ou LinkedIn
Étape 2 : Nicolas lui envoie un message "Salut ! Merci de t'être abonné. Tu t'intéresses au freelancing ? Tu as déjà sauté le pas ou tu es encore salarié ?"
Étape 3 : Nicolas identifie les problématiques, les freins, les objectifs.
Étape 4 : Il envoie une vidéo YouTube pertinente "Tiens, j'ai fait une vidéo sur ce sujet, elle va t'intéresser."
Résultat : la personne regarde la vidéo, est rassurée, et parfois prend un appel.
Nicolas raconte : "Il m'est arrivé plusieurs fois d'avoir des messages comme : 'Putain, ta vidéo est géniale. On s'appelle la semaine prochaine ?'"
Ne te contente PAS d'attendre que ton contenu fasse tout le travail. Prospecte. Envoie des messages à tes nouveaux abonnés. Engage la conversation. Apporte de la valeur.
La prospection outbound + le contenu inbound = le combo gagnant.
Temps investi dans le média : 1 à 1,5 jour par semaine
Nicolas consacre 1 à 1,5 jour par semaine à la création de contenu.
Répartition :
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Vendredi : podcast + YouTube (enregistrement + montage externalisé)
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Lundi-jeudi : posts Instagram / LinkedIn (20 minutes par jour)
Soit environ 20-25% de son temps total.
Pourquoi c'est crucial ? Parce que c'est son canal d'acquisition principal. Sans média, pas de visibilité. Sans visibilité, pas de clients.
Bloque 1 jour par semaine pour créer du contenu. C'est un investissement. Pas une perte de temps.
Pilier 4 : La communauté (ou comment transformer tes élèves en ambassadeurs)
Dernier pilier : la communauté. Parce que shaperoom, ce n'est pas juste un programme. C'est un écosystème.
Le collectif : une communauté de freelances
Quand un élève trouve son premier client, il rejoint automatiquement la communauté du programme. Objectif du collectif :
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S'entraider
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Partager leurs retours d'expérience
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Se challenger
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Organiser des coworkings et des rencontres
Bref, ne plus être seul. Nicolas l'explique : "La communauté, pour moi, c'est la force de promotion du long terme. C'est aussi un énorme kiff de faire décoller shaperoom avec mes anciens élèves."
Le programme ambassadeurs (en cours de création)
Nicolas a remarqué que 4-5 élèves voulaient s'impliquer plus. Alors il crée un programme ambassadeurs. Comment ça fonctionne ?
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Créer du contenu pour shaperoom
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Organiser des coworkings ou des événements
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Recommander shaperoom à leur réseau
En échange :
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Une réduction sur le programme
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Une commission sur les parrainages
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Un accès privilégié à Nicolas
Objectif : transformer les élèves en prescripteurs.
La délégation :
Nicolas ne gère plus shaperoom tout seul. Il a deux personnes qui l'aident :
1. Une bras droit (manager) :
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Gère le back-office
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S'occupe de l'organisation
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Coût : 900€ par mois (évolutif)
2. Roxane, une ancienne élève devenue coach :
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Formatrice et coach sur Google Ads
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Aide Nicolas à accompagner les élèves
C'est hyper malin parce que Roxane a suivi le programme, elle a réussi, et maintenant elle aide les nouveaux. C'est la preuve sociale ultime.
Si tu veux faire pareil : quand tu atteins 20-30 clients dans ton programme, identifie tes meilleurs élèves. Propose-leur de devenir coachs ou ambassadeurs. Ça te fera gagner du temps. Et ça créera de la preuve sociale.
Les moments difficiles de Nicolas (et comment il s'en est sorti)
Maintenant, parlons des galères. Parce que non, ça n'a pas été une ligne droite.
Mars 2024 : le burn-out
Mars 2024. Nicolas est en Afrique du Sud. Il gère son agence (8-10 clients). Il travaille avec un freelance qui ne fait pas son job correctement. Il commence à construire shaperoom.
Résultat : il travaille des heures de fou. Nicolas raconte : "Je ne sais pas si j'étais au bord du burn-out, mais j'avais touché mes limites. Le soir, j'étais un légume. Mon cerveau ne marchait plus. J'étais pâle, plus d'énergie."
Ça dure une ou deux semaines. Comment il s'en est sorti ?
Solution 1 : Il a écouté son intuition
Il savait depuis le début que ce freelance ne convenait pas. Mais il ne l'avait pas écouté. Leçon : écoute ton intuition. Si quelque chose te dérange, agis.
Solution 2 : Il a délégué mieux
Il a trouvé de meilleures personnes. Des freelances compétents. Et ça a tout changé.
Septembre 2024 : le lancement raté
Septembre 2024. Nicolas lance officiellement shaperoom. Objectif : 12 élèves. Résultat : 4 élèves. En plus, il est à la bourre sur ses vidéos. Il doit faire de l'acquisition en même temps. Il gère aussi son agence qui perd des clients.Il est stressé. Débordé. Déçu. Nicolas raconte : "Le mois de septembre a été horrible. Je passais mon temps assis sur ma chaise à bosser. Fin septembre, début octobre, je me suis dit : OK, je ne peux plus gérer les deux projets."
Le plan d'action qui l'a aidé à sortir la tête de l'eau :
#1 Il a pris du recul
Pendant 1-2 semaines, il a arrêté de travailler. Nicolas l'explique : "Prendre du temps pour soi, c'est aussi prendre du temps pour son business. Quand je fais du dev perso, je fais du business en fait."
Solution 2 : Il a pris des décisions radicales
Il a dit aux deux freelances de son agence : "Écoutez, moi je ne peux plus gérer ça tout seul. J'ai besoin qu'on s'associe. Ou je ferme l'agence."
Résultat : ils se sont associés. Aujourd'hui, l'agence tourne sans lui. Ils gèrent tout. Nicolas se concentre sur shaperoom.
Solution 3 : Il a pivoté vers l'evergreen
Il a abandonné le modèle cohorte (trop stressant) et est passé à l'evergreen (flux continu).
Les 3 leçons des moments difficiles
Leçon 1 : Arrête tout et prends du recul. Quand tu es dans le guidon, la tête baissée, tu ne vois pas où tu vas. Stop. Prends 2-3 jours pour lever la tête et regarde le tableau d'ensemble.
Leçon 2 : Fais moins pour avancer mieux. Nicolas l'explique :"Le chemin le plus rapide, c'est parfois le chemin le plus long. Faire moins, c'est avancer plus vite."
Leçon 3 : Entoure-toi bien. Nicolas le répète plusieurs fois : "Sans mes freelances, sans mes associés, je ne serais pas là aujourd'hui." Tu ne peux pas tout faire tout seul.
Les 7 leçons universelles du parcours de Nicolas
Maintenant, extrayons les leçons applicables à tous les freelances (pas juste les média buyers).
Leçon 1 : Sors du TJM dès le début
Ne vends pas ton temps. Vends un résultat.
Avant : "Je te facture 5 jours à 500€"
Après : "Je te crée X pour 2 500€"
Leçon 2 : Parle à ta cible avant de créer
Avant de passer 6 mois à créer ton programme, interview 10 personnes de ta cible. Leurs réponses te diront EXACTEMENT quoi créer.
Leçon 3 : Beta test > Perfection
Ne crée pas toutes tes vidéos avant de lancer. Fais un beta test à 50% du prix. Co-construis avec tes premiers élèves.
Leçon 4 : Top/Middle/Bottom funnel
Instagram/TikTok : Aspiration, lifestyle, destination.
YouTube/Podcast : Éducation, transformation, chemin.
DM/Prospection : Conversion, vente.
Leçon 5 : Ne te contente pas d'attendre
Le contenu inbound, c'est bien. Mais la prospection outbound, c'est le secret. Envoie des messages. Engage des conversations. Apporte de la valeur.
Leçon 6 : Augmente tes prix régulièrement
Tous les 10-15 clients, augmente tes prix de 20-30%. Si les gens achètent toujours, c'est que tu peux monter encore.
Leçon 7 : Entoure-toi et délègue
Tu ne peux pas tout faire seul. Trouve un bras droit. Forme des padawans. Crée une communauté.
FAQ : Passer de freelance au TJM à solopreneur
Question 1 : Combien de temps ça prend pour atteindre 70K€ ?
Ça dépend d'où tu pars. Nicolas avait déjà :
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Une expertise solide (5 ans de média buying)
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Une audience (il postait sur LinkedIn)
-
Des revenus freelance stables (10K€/mois)
Timeline de Nicolas :
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Février 2024 : premier élève (666€)
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Juin 2024 : 6-7 élèves (environ 4 500€)
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Septembre 2024 : lancement officiel (4 nouveaux élèves)
-
Novembre 2025 : 40 élèves (70K€ de CA)
Soit 9 mois pour 70K€. Mais si tu pars de zéro (pas d'audience, pas de revenus stables), compte 12-18 mois. Faut-il obligatoirement créer un programme en ligne ? Non. Il y a plein d'autres produits scalables :
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Coaching de groupe
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Membership / communauté
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Templates et outils
-
Apport d'affaires
-
Formations B2B pour entreprises
Choisis le format qui te correspond. Nicolas aime former. Donc il a créé un bootcamp. Toi, tu préfères écrire ? Fais une newsletter premium.
2. Comment trouver ses premiers élèves ?
3 stratégies :
Stratégie 1 : Ton réseau : préviens tes contacts que tu lances un programme. Propose un prix early bird.
Stratégie 2 : Le contenu : poste sur LinkedIn, Instagram, YouTube. Parle de ton programme. Partage tes coulisses.
Stratégie 3 : La prospection : contacte des gens qui correspondent à ta cible. Engage la conversation. Propose un appel.
Nicolas a utilisé les 3.
Question 3 : Beta test ou cohorte ou evergreen
Phase 1 : Beta test (0-10 élèves)
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Prix réduit (50% du prix final)
-
Co-construction avec tes élèves
-
Live enregistrés
Phase 2 : Cohorte (optionnel)
-
Prix normal
-
Lancement avec date de fermeture
-
Création de l'urgence
Phase 3 : Evergreen (10+ élèves)
-
Flux continu
-
Les gens entrent quand ils veulent
-
Moins de pression, plus de sérénité
Nicolas recommande de passer rapidement en evergreen pour diminuer la charge mentale.
Question 4 : Comment gérer son temps entre freelancing et création du programme ?
Phase 1 (mois 1-3) :
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80% freelancing
-
20% création du programme (interviews, beta test)
Phase 2 (mois 4-6) :
-
60% freelancing
-
40% programme (premiers élèves, contenu)
Phase 3 (mois 7-9) :
-
40% freelancing
-
60% programme (acquisition, scaling)
Phase 4 (mois 10+) :
-
20% freelancing (ou 0%)
-
80% programme
C'est une transition progressive. Nicolas, par exemple, a gardé son agence en parallèle. Elle représente aujourd'hui environ 50% de ses revenus.
Question 5 : Combien ça coûte de créer un programme en ligne ?
Phase beta test : 0-50€ par mois
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Google Meet (gratuit)
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Notion (gratuit ou 10€/mois)
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Stripe (gratuit + frais par transaction)
Phase lancement : 50-150€ par mois
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Système.io ou Podia (30-80€/mois)
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Loom (gratuit ou 15€/mois)
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Outils de prospection (optionnels)
Tu n'as pas besoin de Kajabi à 200€/mois pour commencer.
Question 6 : Comment trouver sa niche ?
Vérifie ces 3 critères :
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Marché croissant : Est-ce que la demande augmente ?
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Clients riches : Est-ce qu'ils ont de l'argent pour payer ?
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Passion personnelle : Est-ce que tu kiffes ce sujet ?
Si tu as les 3, tu as une niche fertile. Nicolas a coché les 3 avec le média buying.
Question 7 : Comment éviter le burn-out en créant son programme ?
3 règles de Nicolas :
Règle 1 : Travaille moins : contre-intuitif, mais vrai. Faire moins, c'est avancer mieux.
Règle 2 : Prends du recul régulièrement : chaque mois, prends 2-3 jours pour lever la tête. Regarde où tu vas.
Règle 3 : Entoure-toi : ne fais pas tout seul. Trouve des freelances, des associés, des coachs.
Prêt à passer de freelance au TJM à solopreneur ?
Voilà, tu connais maintenant le parcours complet de Nicolas Dorfmann.
Récap' :
Le parcours :
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Freelance média buyer : 10K€/mois en 4 jours par semaine
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Manque de sens et plafond de verre du TJM
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Création de shaperoom : bootcamp pour devenir freelance média buyer
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70K€ de CA en 9 mois avec près de 40 élèves
Les 4 piliers :
Pilier 1 : L'expertise → devenir média buyer.
Pilier 2 : Le produit → shapecamp.
Pilier 3 : Le média → YouTube/Podcast.
Pilier 4 : La communauté → le collectif des shapers.
Maintenant, à toi de jouer.
Si tu veux créer ton offre, sortir de la vente du temps, scaler ton business, créer ce média qui va faire de toi un freelance référence, rejoins l'Incubateur Solopreneur.
Tous les vendredis, on se retrouve pour un live pratique avec un expert. On construit nos actifs de solopreneur, un vendredi après l'autre.
En 2026, tu auras :
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Des sprints thématiques pour rester focus
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Des corrections hebdomadaires personnalisées (formule Incubateur+)
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Un diagnostic de scalabilité personnalisé
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Une communauté de 300+ freelances qui s'entraident
👉 Découvre l'Incubateur Solopreneur
Et si tu veux d'abord tester ma méthode, abonne-toi à ma newsletter où je partage chaque vendredi une stratégie pour rendre ton business plus scalable. Le TJM, c'est un plafond de verre. Nicolas l'a cassé. Et toi aussi, tu peux le faire.
À bientôt dans l'Incubateur !
👋 Moi, c'est Flavie.Si tu me découvres avec cet article, je suis une ex-dirigeante devenue solopreneure et j'ai créé Le Board, le podcast N°1 des solopreneurs en France, écouté par +500 000 solos. J'ai fondé le premier incubateur pour solopreneurs de France, pour aider les freelances à sortir de la vente du temps en devenant des solopreneurs sereins, qui génèrent des revenus réguliers et confortables.
🎧 Abonne-toi au podcast Le Board

