Comment j'ai gagné 100 000€ en sponsoring cette année : le bilan complet (chiffres réels)
Cette année, je vais faire 100 000€ hors taxes de chiffre d'affaires en sponsoring. Dans cet épisode, je décortique tout : d'où vient chaque euro, les best practices qui ont marché, et les erreurs qui m'ont failli coûter très cher.
Introduction
100 000€ en sponsoring. Dans une seule année. En tant que solopreneure avec un podcast, une newsletter et une chaîne YouTube.
Je sais ce que tu te dis. "C'est bien pour toi, mais moi j'ai une petite audience. Ça ne s'applique pas à mon cas."
On va vérifier ça ensemble.
Dans cet épisode, j'ai décidé de tout décortiquer. Les chiffres exacts. Les sources de revenus une par une. Les stratégies qui ont fonctionné. Et surtout, les erreurs que j'ai faites et qui auraient pu me coûter 60 000€.
Parce que la transparence, c'est ce qui manque dans les conversations autour du sponsoring. Tout le monde dit "faites du sponsoring c'est bien" mais personne ne te dit vraiment d'où vient l'argent, comment ça se négocie, et où ça peut se planter.
Alors c'est parti. Voici mon bilan complet.
Si tu veux d'abord comprendre les bases du sponsoring avant de plonger dans les chiffres, l'article sur les 6 erreurs qui t'empêchent de trouver des sponsors pose le cadre.
Mon profil : qui je suis et pourquoi ces chiffres sont crédibles
Avant de rentrer dans les chiffres, une petite présentation pour ceux qui ne me connaissent pas encore.
Je m'appelle Flavie Prévot. J'ai créé Le Board, le premier podcast pour les freelances et solopreneurs en France, avec plus de 1,5 million d'écoutes cumulées. J'ai lancé ce média il y a maintenant six ans.
Aujourd'hui, mon média représente directement 20% de mes revenus totaux. Je fais 500 000€ de chiffre d'affaires hors taxes en solo, dont 100 000€ viennent du sponsoring.
Avant de devenir solopreneure, j'étais directrice commerciale B2B. La prospection, le démarchage, la vente : c'est mon terrain de jeu depuis plus de dix ans. Ce n'est pas un hasard si mes potes solopreneurs m'appellent dès qu'ils ont quelque chose à sponsoriser.
Quand j'enregistre cet épisode, nous sommes à la mi-juillet. J'ai déjà réalisé 95 000€ hors taxes de revenus sponsoring. Il me reste 5 000€ à trouver d'ici la fin de l'année. Je pense que ça va être largement atteignable.
Voici le détail de ces 95 000€.
Source n°1 : l'opération à l'île Maurice — 30 000€
Mon premier pôle de revenus sponsoring, c'est l'opération que j'ai organisée à l'île Maurice.
J'ai décidé de partir tourner des épisodes de mon talk-show YouTube Solo Nation à l'île Maurice, à la rencontre de solopreneurs expatriés. Pour financer ce voyage et cette production, j'ai cherché deux sponsors majeurs à 15 000€ hors taxes chacun.
Best practice n°1 : cherche de gros sponsors plutôt que des petits.
C'est contre-intuitif, mais trouver un sponsor à 15 000€ n'est pas beaucoup plus difficile que d'en trouver un à 1 000€. Le processus de vente est similaire. L'effort de démarche est comparable. Mais le résultat est quinze fois supérieur.
Bien sûr, toutes les marques n'ont pas le budget pour du 15 000€. Mais celles qui l'ont sont souvent plus professionnelles dans leur approche, plus rapides dans leur décision, et plus faciles à fidéliser.
Best practice n°2 : crée des formats événementiels dédiés.
Un voyage à l'île Maurice avec une production YouTube, c'est infiniment plus excitant pour un sponsor qu'un encart dans ta newsletter. Ça crée des images, des moments, une histoire. Les marques adorent ça.
Best practice n°3 : avoir deux sponsors au lieu d'un.
Sur cette opération, j'ai pris deux sponsors. Condition : qu'ils ne soient pas concurrents entre eux. L'objectif est de doubler le chiffre d'affaires de l'opération sans doubler le travail. Et les deux sponsors étaient rassurés de savoir qu'ils n'allaient pas se marcher dessus.
Autre point important sur le timing : cette opération avait lieu fin janvier. J'ai commencé à démarcher les sponsors en novembre. Et j'ai signé les contrats entre Noël et début janvier.
Retenir ça : closé 30 000€ de sponsors a pris deux mois de prospection.
Source n°2 : la Free Party — 31 000€
Mon deuxième pôle de revenus, c'est la Free Party, mon événement en présentiel organisé à Nantes.
J'ai réalisé 31 000€ de revenus sponsors sur cet événement, répartis ainsi :
- 4 sponsors de stands et de conférences = 16 000€
- 1 partenaire majeur = 15 000€
Best practice n°4 : un événement crée de l'urgence.
Un événement a une date. Un lieu. Des contraintes logistiques. Et cette contrainte est précieuse pour closer des sponsors. Les marques ont du mal à dire "on verra plus tard" quand il y a une deadline réelle.
Ce qui ne s'est pas passé comme prévu : la leçon du pivot.
À la base, j'avais prévu de vendre des stands à 3 000€ l'unité. Les marques étaient intéressées par le concept, mais pas par l'idée de déplacer des équipes à Nantes. "On n'a pas les ressources pour tenir un stand" : c'est ce que j'ai entendu en boucle.
Ma réaction : je n'ai pas abandonné. J'ai pivoté l'offre. J'ai proposé aux sponsors de financer des conférences plutôt que des stands. Concrètement : c'est moi qui faisais la promotion de la marque en introduction de chaque conférence, sans que la marque ait besoin de se déplacer.
Résultat : les sponsors ont dit oui. Et j'ai appris quelque chose de précieux : quand un sponsor est intéressé, c'est dommage de perdre la vente pour une question de format. Sois un chat : tombe toujours sur tes pattes et adapte l'offre.
Source n°3 : les sponsors apportés par une agence — 30 000€
Mon troisième pôle, et pas le moindre : 30 000€ de revenus sponsors apportés par une agence partenaire.
Je sais, je sais. Les agences, les plateformes d'intermédiation, ce n'est pas toujours bien vu dans le monde solopreneur. On nous dit : "Trouve tes propres clients, ne dépends pas d'intermédiaires."
Mais voilà la réalité : ce partenariat avec cette agence représente un tiers de mes revenus sponsoring. Et il fonctionne parce qu'on a construit une relation de confiance dans le temps. Des opérations bien réussies, une bonne réactivité de ma part, un reportage de qualité à chaque fois. Résultat : à chaque fois qu'ils ont une marque dont la cible correspond à mon audience, ils pensent à moi en premier.
Ce n'est pas de la dépendance. C'est un partenariat qui fonctionne dans les deux sens.
Source n°4 : le sponsoring natif / indiné — 4 000€
Ma quatrième source, plus modeste mais très intéressante en termes d'effort : 4 000€ de sponsoring natif.
Ce type de contenu, c'est ce qu'on appelle aussi "indiné" : tu crées ton contenu normal, et en signature tu mentionnes une marque. Concrètement, pour moi, ça signifiait publier une dizaine de posts LinkedIn sur mes sujets habituels (vie de freelance, solopreneuriat) avec en fin de post une ligne du type : "ce post est sponsorisé par [marque], d'ailleurs allez voir leur site, je les recommande."
Ce que j'aime dans ce format : il s'inscrit naturellement dans ma stratégie de contenu. Il n'oblige pas à changer de ligne éditoriale, à organiser un événement, à partir en voyage. C'est du sponsoring à faible effort.
Ce que je retiens : il ne faut pas non plus se laisser envahir par ce format. Vendre un post LinkedIn à 200€ l'unité ne m'intéresse pas. Ce qui m'intéresse, c'est le panier moyen. Et le panier moyen, il monte quand je vends l'ensemble de mon média d'un coup, pas des tranches de saucisson.
Les 3 best practices qui ont tout changé
En plus des bonnes pratiques propres à chaque opération, voici les trois principes qui ont le plus compté sur l'ensemble de mon année de sponsoring.
1. Sois volontariste et prospecte tôt
Les sponsors ne tombent pas du ciel. Il faut aller les chercher, et il faut le faire au bon moment : en fin d'année ou tout début d'année, quand les budgets marketing sont en train de se définir.
J'ai failli rater la Free Party parce que je m'y suis prise en mars pour un événement en juin. Les marques m'ont répondu "juin 2027" (c'est-à-dire dans 18 mois). Leurs budgets pour l'année en cours étaient déjà alloués. Prospecte toujours six mois à l'avance.
2. Multiplie tes médias
Lancer YouTube l'année dernière m'a permis d'organiser l'opération à l'île Maurice. Sans les vues YouTube, cette opération aurait été beaucoup moins spectaculaire pour les sponsors. Idem pour ma newsletter à 15 000 abonnés avec deux éditions par semaine : elle représente deux opportunités supplémentaires de placement sponsorisé.
Plus tu as de formats, plus tu peux proposer de packages riches, plus tu peux justifier un prix élevé.
3. Sois créatif dans tes propositions
Je ne vais jamais voir une marque en lui disant "est-ce que tu peux me payer ?". Je vais la voir avec des idées : "J'ai pensé à un format qui pourrait fonctionner pour vous. On pourrait faire ça, ça créerait ce type d'impact auprès de votre cible."
Les marques achètent des concepts, pas des emplacements publicitaires. Proposer une idée créative, ça change complètement la dynamique de la discussion.
Les 3 erreurs qui m'ont coûté (ou failli coûter) cher
La transparence totale, ça inclut aussi les plantages.
Erreur n°1 : croire à un accord verbal sans plan B
L'année dernière, j'avais un accord verbal pour sponsoriser l'intégralité de mon lancement Solo Nation. Le montant : 60 000€. C'était "pratiquement signé".
Ça ne s'est pas fait.
Pas de contrat, pas de sécurité. Et pas de plan B non plus. Leçon : toujours avoir un plan B, un plan C, un plan D. Et ne jamais laisser penser à un sponsor qu'il est ton seul espoir. Tu dois garder une posture de directeur de casting, pas de mendiant.
Erreur n°2 : ne pas prospecter assez en continu
Quand je n'avais pas de plan B, c'est parce que je n'avais pas assez prospecté. ABC : Always Be Closing. En entrepreneuriat, il faut toujours chercher des clients même quand tu n'en as pas besoin. C'est valable pour les sponsors comme pour les clients.
La prospection en continu te permet d'être en position de force : tu choisis tes sponsors, tu ne subis pas leurs décisions.
Erreur n°3 : des offres trop compliquées
J'avais trop d'offres différentes. Un vrai bordel. Les sponsors s'y perdaient et les négociations s'éternisaient.
Ma solution : simplifier radicalement. Maintenant j'ai un pack mensuel avec tout dedans (LinkedIn, newsletter, podcast). Un seul prix. Et je ne vends pas à l'unité. Vendre un post LinkedIn à 200€ me fait perdre du temps pour un résultat dérisoire. Et ça banalise ma crédibilité.
Combien toi tu pourrais générer ?
J'ai partagé mes chiffres. Mais combien toi, avec ton média actuel, tu pourrais espérer en sponsoring ?
J'ai créé un calculateur gratuit basé sur mes cinq ans d'expérience en sponsoring et mes treize ans d'expérience en vente B2B. Tu rentres les infos sur ton média (plateformes, taille d'audience, fréquence de publication), et il te sort une fourchette réaliste de ce que tu pourrais générer.
Essaie la simulation avec le calculateur de sponsoring gratuit. Et dis-moi en commentaire ce que ça a donné : je suis curieuse de voir tes résultats.
Pour les revenus asynchrones en général, le sponsoring est l'une des voies les plus accessibles pour un solopreneur avec un média, même de taille modeste.
FAQ
Comment je génère 100 000€ de sponsoring par an ?
Mes 100 000€ de revenus sponsoring proviennent de trois sources principales : les opérations événementielles dédiées (voyage à l'île Maurice avec YouTube, Free Party à Nantes), les sponsors apportés par une agence partenaire, et le sponsoring natif sur mes posts LinkedIn. Chaque source représente environ 30 000€, avec quelques milliers supplémentaires de sponsoring natif.
Faut-il une grande audience pour trouver des sponsors ?
Non. Ce qui compte pour un sponsor, c'est la qualité et la précision de l'audience, pas sa taille. Avec une audience nichée (freelances et solopreneurs en France), j'ai pu signer des sponsors à 15 000€ l'opération. Une audience de 1 000 personnes parfaitement ciblées peut valoir plus qu'une audience généraliste de 100 000 personnes.
Quand faut-il commencer à prospecter des sponsors ?
Au minimum six mois avant la date souhaitée pour l'opération. Les budgets marketing des entreprises sont définis en fin d'année ou en tout début d'année. Si tu prospectes en mars pour une opération en juin, les budgets sont souvent déjà alloués. La règle d'or : prospecte quand tu n'en as pas besoin, pas dans l'urgence.
Vaut-il mieux vendre des formats individuels ou des packages globaux ?
Les packages globaux sont largement préférables. Vendre un post LinkedIn à 200€ ou un encart newsletter à 300€ demande autant d'effort qu'une vente à 15 000€ pour un package complet. Et vendre à l'unité banalise ta valeur. La stratégie : un pack mensuel qui inclut tous tes canaux, avec un seul prix.
Que faire quand un sponsor dit oui verbalement mais que la vente ne se conclut pas ?
Toujours avoir un plan B, C et D. Un accord verbal sans contrat ne vaut rien. Et ne jamais mettre tous ses œufs dans le même panier : avoir plusieurs sponsors en discussion simultanément permet de maintenir une posture de force et de ne pas subir une défection.
Comment négocier avec un sponsor qui veut un format que je ne peux pas livrer ?
Pivote l'offre plutôt que de perdre la vente. Si le sponsor veut un stand à ton événement mais n'a pas d'équipe pour se déplacer, propose-lui de sponsoriser des conférences à la place, avec une mise en avant par les speakers. L'important est de garder le sponsor intéressé et de trouver un format qui lui convient tout en restant dans ta ligne éditoriale.
Conclusion
100 000€ de sponsoring. Pas en vendant ma crédibilité. Pas en plaçant n'importe quelle marque n'importe comment. Mais en étant créative, volontariste et professionnelle dans ma démarche.
Ce que je retiens de cette année : le sponsoring, c'est de la vente. Et la vente, ça se travaille. Ça se prospecte tôt, ça se négocie avec créativité, ça se simplifie dans les offres.
Si tu veux commencer à générer tes premiers euros de sponsoring cette année, commence par le calculateur gratuit pour savoir ce que ton audience vaut vraiment.
Et si tu veux qu'on travaille ça ensemble, de A à Z, le sprint "Sugar Daddy" de l'Incubateur Solopreneur est fait pour ça. On t'aide à trouver les bons sponsors, à les démarcher, à closer, à construire ton kit média et à fixer le bon prix.
L'objectif : 10 000€ de revenus sponsoring pour toi d'ici la fin de l'année. C'est atteignable. Et c'est le début de quelque chose de bien plus grand.
👋 Moi, c'est Flavie Prévot.
Je suis une ex-dirigeante devenue solopreneure et j'ai créé Le Board, le podcast N°1 des solopreneurs en France, écouté par +500 000 solos. J'ai fondé le premier incubateur pour solopreneurs de France, pour aider les freelances à sortir de la vente du temps en devenant des solopreneurs sereins, qui génèrent des revenus réguliers et confortables.
🎧 Abonne-toi au podcast Le Board
💌 Abonne-toi à ma newsletter Solopreneur
🎢 Rejoins l'Incubateur Solopreneur
