Si tu te poses la question, tu n'es pas le seul. Beaucoup de freelances et de solopreneurs aspirent à dépasser ce plafond de verre symbolique, mais peu y parviennent. Dans cet épisode du Board, je fais le point après 9 mois de travail acharné, et je partage les hauts et les bas de ma stratégie pour réussir à atteindre cet objectif. Spoiler alert : dépasser les 300K c’est pas une promenade de santé, mais c’est faisable avec une bonne dose de stratégie et de discipline !
Pourquoi viser 300K en tant que solopreneur ?
Au départ, atteindre 300K€ en solo peut sembler fou, surtout si tu viens du monde salarié ou freelance. Mais pour moi, cet objectif a toujours eu du sens. « J’ai calculé que pour me rémunérer comme avant en tant que salariée, il fallait que je fasse 300 000 € de chiffre d’affaires. » Quand on ajoute les charges sociales, les impôts, et le coût des outils et services nécessaires, c’est souvent un chiffre d’affaires minimum pour avoir un niveau de vie confortable en tant que cadre, quarantenaire, parent.
Première étape : sortir du modèle freelance
Et plus qu’un niveau de vie, je cherchais à me fixer un objectif qui me force à adopter un business modèle vraiment scalable. Atteindre 300K€ m'obligeait à sortir du modèle classique de prestation de services, où tu vends ton temps, pour passer à un modèle plus scalable, basé sur la création de produits.
L’une des premières décisions que j’ai prises pour atteindre cet objectif a été d’abandonner petit à petit mes missions de freelance. Je me suis rendue compte que tant que je vendais mon temps, je restais capée. « J’ai arrêté la majorité de mes missions de freelance pour me concentrer sur des produits scalables. » L'objectif était de me libérer du temps pour créer des offres digitales, qui pourraient être vendues sans effort supplémentaire après leur création initiale.
Les produits scalables : une transition nécessaire
Le modèle freelance, bien que lucratif à court terme, ne permet pas de générer des revenus réguliers sans y consacrer une grande partie de son temps. En développant des produits scalables (formations en ligne, abonnements, produits digitaux ou logiciels), tu crées une source de revenus qui ne dépend plus directement du temps passé à travailler.
Exemple : j’ai lancé l’incubateur solopreneur, une plateforme en ligne où je partage des outils, des stratégies, et des formations pour aider d’autres solopreneurs à scaler leur business. Ce projet m'a permis de créer une offre à abonnement, générant ainsi des revenus récurrents.
Mes tops : les succès de cette stratégie
75 % de l’année s’est écoulée, et je pense pouvoir te dire ce qui m’a aidée à être en bonne voie avec la réalisation de ces objectifs :
a) La création d’une équipe de soutien
« J’ai réussi à déléguer la création de contenu à une équipe, ce qui m’a libéré beaucoup de temps. » En tant que solopreneur, c’est très facile de se laisser submerger par les tâches opérationnelles comme la gestion des réseaux sociaux ou la production de contenu. En formant une équipe, j’ai racheté du temps pour me concentrer sur le développement stratégique de mon solobusiness.
b) Une meilleure distribution de mes idées
Dès que j'ai externalisé la gestion quotidienne de mon contenu, j’ai pu structurer un processus de création de contenu régulier et semi-automatisé. Chaque semaine, je publie presque 20 posts, articles et vidéos qui alimentent mes canaux et génèrent de la visibilité pour mon podcast et l’incubateur. Cette régularité m’a permis de gagner en notoriété sans y sacrifier plus de temps.
Astuce : si tu veux scaler, déléguer des tâches chronophages et répétitives est essentiel. Il existe aujourd'hui de nombreuses solutions pour externaliser la production de contenu, le design ou la gestion des réseaux sociaux.
Les flops : ce qui n’a pas fonctionné comme prévu
Dans tout parcours entrepreneurial, il y a des hauts et des bas. Même si globalement l’année s’est bien passée, il y a aussi eu aussi des flops.
a) L'incubateur solopreneur : un lancement mitigé
« Mon plus gros flop de l’année, c’est de ne pas avoir consacré assez de temps à la commercialisation de l’Incubateur Solopreneur. » J’ai passé des mois à concevoir ce projet, une sorte d'université en ligne pour solopreneurs, mais je n’ai pas mis assez d’énergie dans la commercialisation. Résultat : malgré un bon démarrage (+125 préventes), je n’ai pas eu suffisamment d’actions pour attirer de nouveaux abonnés pour maintenir la dynamique initiale.
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b) Une diversification trop rapide
J'ai aussi tenté de lancer plusieurs offres en parallèle, notamment mon programme pour les salariés souhaitant lancer leur solobusiness en side, le programme Salarié Diversifié. Bien que cette idée soit bonne sur le papier, j'ai dispersé mes efforts, ce qui a fragmenté ma communication et dilué l’impact de mes actions.
Leçon à retenir : simplifier ses offres et se concentrer sur un projet à la fois est souvent plus efficace que de multiplier les initiatives. L’éparpillement peut mener à l’échec. J’ai donc transformé Salarié Diversifié en parcours au sein de l’incubateur solopreneur, pour pouvoir simplifier la commercialisation.
Optimiser la fin d’année pour atteindre 300K€
Alors, où en suis-je dans ma route vers les 300K€ me diras-tu ? « La bonne nouvelle, c’est que ma fin d’année est sécurisée et que j’atteindrai mon objectif de 300K. » Mais pour aller plus loin et atteindre de nouveaux paliers de chiffres d’affaires en 2025, je dois continuer à affiner ma stratégie.
a) Améliorer l’incubateur solopreneur
L’incubateur reste un pilier de ma stratégie pour 2025. J’ai déjà amélioré la plateforme, ajouté des templates et des formations, et je l’ai transformé en une offre all-inclusive irrésistible pour attirer plus de clients et simplifier l’accès à toutes mes formations. Une meilleure expérience client et un back office simplifié.
b) Fidéliser les clients existants
Plutôt que de chercher à acquérir constamment de nouveaux clients, je peux, avec mes +200 clients existants, me concentrer désormais sur leur fidélisation. J’ai une base solide de clients et je veux leur offrir des services et produits supplémentaires pour maximiser la valeur pour eux à long terme.
Astuce : investir dans la fidélisation est souvent plus rentable que d’acquérir de nouveaux clients. Un client satisfait peut devenir un ambassadeur de ta marque et te recommander à son entourage.
Perspectives pour 2025 : un nouveau défi
Le fait de réussir à atteindre les 300K cette année me donne envie de me fixer un nouveau défi pour 2025 : atteindre 500K €. Cela peut sembler démesuré peut-être, mais je me dis, tant qu’à faire, maintenant que j’ai développé un business scalable, autant viser haut et continuer à jouer. L’idée est de profiter de la dynamique de 2024 pour encore améliorer mon business et autour de quatre piliers de la scalabilité : mon produit, ma communauté, mon média, et mon expertise.
a) Un produit plus simple et plus puissant
Mon offre principale restera l’Incubateur Solopreneur. Et pour le rendre encore plus désirable, je vais y ajouter de nouveaux contenus, comme une nouvelle formation. Et pour faire découvrir mon univers et attirer de nouveaux clients, je table plutôt sur les mini-produits digitaux. Ce seront des formations courtes et pratiques, abordables, qui donneront un avant-goût de ce que je propose dans l’incubateur.
b) Renforcer la communauté
Pour aller plus loin, je vais organiser davantage d’événements pour fédérer ma communauté. Je prévois des séjours thématiques et des rencontres en présentiel pour renforcer le lien avec mes clients actuels. Et - je l’espère- une grosse teuf en 2025 pour fêter les 5 ans du Board 🥳
c) Développement du média
Enfin, je vais continuer à développer mon média, avec de nouveaux formats d’épisodes, et explorer davantage le format vidéo pour toucher une audience plus large, notamment sur YouTube.
Conclusion : le bilan d'une année riche en apprentissages
Atteindre 300K en solo n’est pas impossible, mais cela demande un vrai changement de mentalité et de stratégie. En passant du freelance à des offres scalables, en simplifiant mon business, et en me concentrant sur la fidélisation, j'ai pu atteindre cet objectif. Et surtout : apprendre un max !
Si tu es freelance ou solopreneur et que tu souhaites toi aussi franchir un cap, n’oublie pas que la scalabilité est la clé pour dépasser le plafond de verre du modèle freelance classique. Sois ambitieux, structure ton offre, et surtout, n’aie pas peur de viser haut !
Et bien sûr, si tu as besoin d’aider, rejoins l’Incubateur Solopreneur : https://leboard.fr/Incubateur-solopreneur
