Peut-on décider de devenir riche ? j'ai testé la manifestation en solopreneur (le résultat est surprenant)

Flavie Prévot - publié le 25 07 2026

La manifestation, ça marche vraiment pour les freelances ? Je t'explique ce que j'ai testé moi-même, et pourquoi ça n'a rien à voir avec la loi de l'attraction.

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Je t'avoue que je suis pas le genre de personne à demander des trucs à l'univers.

Le développement personnel "à l'américaine" — les affirmations positives, la vision board, le miracle morning — ça m'a toujours un peu fait sourire, sans que j'aille jusqu'à le tester pour de vrai.

Et puis un midi, seule dans un restaurant parisien (luxe classique de solopreneur), YouTube me recommande une vidéo d'une influenceuse qui liste les 10 trucs qu'elle a faits pour "manifester" son succès. Je regarde par curiosité. Et là, je me rends compte que ces 10 trucs... je les pratique tous.

Pas façon manifestation. Plutôt façon gros bon sens paysan.

Résultat concret : 347 000 euros encaissés hors taxes à la mi-année, cinq semaines de vacances déjà prises, dont quinze jours de surf aux Maldives sans ouvrir mon ordinateur.

Alors est-ce que la manifestation marche vraiment quand tu es freelance ou solopreneur ? Voilà ce que j'en pense — sans filtre.

[Écoute l'épisode "Solo sans filtre - Manifestation" sur Ausha — embed podcast ici]

Technique 1 : décider depuis ton futur self

La première pratique de manifestation de cette influenceuse, c'est de prendre ses décisions comme si elle était "son moi du futur". Quand elle hésite, elle se demande ce que ferait la personne qu'elle veut devenir.

J'ai fait exactement ça — sans mettre le mot "manifestation" dessus.

Quand mon coach de surf m'a proposé un séjour aux Maldives en juillet, rien n'était prêt. Pas mon niveau de surf. Pas mon business. Pas mon agenda. Mais j'ai dit oui quand même, parce que la personne que je voulais être — une vraie surfeuse — ne dit pas non aux Maldives.

Ce "oui" m'a mise sous pression. Et cette pression a déclenché six mois de travail intense sur l'incubateur solopreneur : délégation des lives du vendredi à des experts meilleurs que moi, automatisation des processus, construction d'un système qui tourne sans que je sois là.

Résultat : pendant quinze jours aux Maldives, l'incubateur a continué à tourner. Sans moi. Sans panique.

Et ça, c'est pas de la magie. C'est la conséquence directe d'une décision prise depuis mon identité future de solopreneur libre.

La leçon concrète : pose-toi la question "qu'est-ce que ferait le solopreneur que je veux être ?" avant chaque décision importante. Est-ce qu'il prendrait des vacances ? Est-ce qu'il lancerait enfin ce podcast ? Est-ce qu'il créerait son premier produit scalable ?

Si tu ne prends jamais de vacances, tu n'as aucune raison de construire des actifs qui tournent sans toi. Tu restes dans ton identité de freelance qui vend son temps — et tu te contentes de ça. C'est logique, mais c'est un piège.

Technique 2 : reprogrammer ta petite voix intérieure

La deuxième pratique : s'enregistrer des messages positifs pour contrer les pensées parasites du quotidien.

Honnêtement, j'avais mis ça dans la catégorie "méthode Coué". Et puis j'ai travaillé avec un préparateur mental pour le surf — parce que j'ai réalisé que ma petite voix intérieure me sabotait en permanence sur les vagues.

Sur un spot aux Maldives, un gars m'a dit : "Tu vas prendre la vague ou pas ?" J'ai répondu "non, j'ai peur." Il m'a corrigée : "Tu veux dire que tu es en train d'apprendre."

Ce truc minuscule m'a fait prendre conscience que les Français (moi la première) sont particulièrement durs avec eux-mêmes. Et cette voix intérieure qui te diminue, ça coûte cher en business.

Si ta petite voix te dit "personne n'écoutera mon podcast", "mon produit ne vaut pas ce prix", "je ne suis pas légitime" — il faut la reprogrammer. Pas forcément en t'enregistrant des audios "je suis une queen". Mais en identifiant chaque croyance limitante et en la remplaçant par quelque chose de plus utile.

Et surtout : la confiance vient de l'action, pas l'inverse. J'en suis à plus de mille épisodes de podcast. Je suis infiniment plus à l'aise qu'au début. Pas parce que je me suis répété que j'étais douée. Parce que j'ai fait. Encore et encore.

Technique 3 : investir au-dessus de tes moyens (avec nuance)

La troisième pratique : s'acheter des choses au-dessus de son niveau de vie pour "manifester l'abondance".

Là, ça sent le scammeur à dix kilomètres. Mais laisse-moi te raconter ce que j'ai observé.

Quand j'ai reçu mes billets pour les Maldives avec une proposition de surclassement en business class, j'ai joué le jeu. J'ai mis le minimum (650 euros) et j'ai été surclassée. Paris-Abu Dhabi en business — trop bien.

Et ce voyage — de la housse de surf au surclassement — était globalement au-dessus de ce que j'aurais normalement dépensé. Résultat : ça m'a redonné de l'ambition. Pour financer ces expériences, il faut générer davantage. Et ça m'a motivée à aller chercher de la croissance là où avant je laissais de l'argent sur la table.

Quand j'étais directrice commerciale chez Sixt, j'avais eu la même intuition : des jeunes de 20 ans incapables de proposer un surclassement à 1 000 euros parce qu'ils n'avaient jamais vécu l'expérience du luxe. Un collaborateur les a emmenés boire un cocktail au George V. Et subitement, ils comprenaient que ces prix étaient normaux pour certains clients.

Idem pour les formations. Plus les gens investissent cher dans un accompagnement, plus ils s'impliquent pour que ça marche. Quand l'incubateur coûtait 200 euros par an, certains ne venaient même pas aux lives. À 1 500 euros, les membres appliquent, se défoncent, obtiennent des résultats.

À retenir : investir au-dessus de ses moyens ne veut pas dire se mettre en interdit bancaire. Ça veut dire accepter une contrainte stimulante — et laisser cette contrainte te pousser à agir.

Technique 4 : bloquer du temps pour ton futur

Bloquer des dates dans l'agenda pour des événements auxquels on n'est pas encore sûr d'aller — voilà le quatrième principe.

J'avais déjà bloqué deux semaines en juillet avant même de décider d'aller aux Maldives. Et cette place réservée dans mon agenda m'a forcée à organiser tout le reste autour.

Mais le vrai sujet derrière, c'est celui-ci : si tu ne bloques pas de temps pour construire tes actifs de solopreneur, tu ne le feras jamais.

Les freelances qui me disent "j'aimerais avoir des revenus scalables" mais qui n'ont pas une seule heure dans leur semaine pour lancer leur podcast, leur newsletter ou leur chaîne YouTube — ils ne sortent pas de la vente de temps. Pas parce qu'ils ne savent pas quoi faire. Parce qu'ils ne font pas de place pour le faire.

Depuis cinq ans, j'ai toujours un jour ou deux dans ma semaine dédié à mon contenu. C'est non-négociable. Et c'est pour ça que le Board est aujourd'hui un actif qui génère du trafic, des prospects et des ventes — avec ou sans moi.

Si tu veux comprendre comment construire ce genre d'actifs étape par étape, lis les 4 piliers de la scalabilité — c'est la méthode que j'applique et que j'enseigne dans l'incubateur.

Technique 5 : oser avant d'être prêt

La dernière pratique : déménager dans son endroit de rêve avant d'être prêt.

Je l'ai fait à ma façon. Quand j'ai quitté Paris pour Nantes, je suis passée de salariée à entrepreneur. Ce déménagement m'a fait changer de peau. De nouveaux pairs, un nouvel environnement, une nouvelle identité.

Et quand j'ai lancé Solo Nation, je l'ai annoncé comme "le talk-show numéro un des solopreneurs de la francophonie" — alors que j'avais aucune idée que ça le serait. Mais l'affirmation a attiré les bons profils. Et ça l'est devenu.

C'est ça, oser avant d'être prêt. Tu n'auras jamais assez de trafic avant de lancer ton podcast. Jamais assez d'audience avant de lancer ton produit. Jamais assez confiance avant d'annoncer tes vrais tarifs.

Lance, et ça viendra. Voici d'ailleurs le guide complet pour passer de freelance à solopreneur si tu veux un plan d'action concret.

Alors, la manifestation ça marche ou pas ?

Voilà ma conclusion honnête.

La manifestation — au sens "demande à l'univers et ça arrivera" — c'est des conneries si ça s'arrête là.

Mais si "manifester" veut dire :

  • Former un objectif clairement
  • Le formuler à voix haute ou par écrit
  • L'annoncer publiquement pour s'engager
  • Et surtout passer à l'action tous les jours

...alors oui, ça marche. Et c'est prouvé : les objectifs écrits et annoncés publiquement ont un taux de réalisation bien supérieur. Quand j'étais directrice commerciale, je faisais écrire les objectifs à mes commerciaux et les faire annoncer devant leur équipe. Pour ne pas perdre la face, ils s'y tenaient.

La différence entre le mindset et la magie, c'est le passage à l'action. C'est pour ça que dans l'incubateur solopreneur, je ne fais pas de cours de mental. Je te fais passer à l'action tous les vendredis à 14h — avec un expert, un actif construit, une heure chrono.

Parce qu'à force de répéter le passage à l'action, on devient meilleur. Point.

Récap : manifestation ou passage à l'action ?

Pratique de manifestation Ce que ça veut vraiment dire en solopreneur
Décider depuis son futur self Prendre des décisions alignées avec l'identité que tu construis
Reprogrammer sa petite voix Identifier ses croyances limitantes et les remplacer par l'action
Investir au-dessus de ses moyens Créer une contrainte stimulante qui pousse à générer plus
Bloquer du temps dans l'agenda Sanctuariser du temps pour construire ses actifs scalables
Oser avant d'être prêt Lancer sans attendre la perfection — le marché te donnera le feedback

Pour aller plus loin

Chaque semaine dans la newsletter Vraiment Libre, j'explore ce genre de parallèle entre mindset et business concret. Plus de 15 000 solopreneurs la lisent chaque semaine : s'abonner gratuitement ici.

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Questions fréquentes

Est-ce que la loi de l'attraction fonctionne pour les entrepreneurs ?

La loi de l'attraction seule ne suffit pas. Ce qui fonctionne, c'est la combinaison d'un mindset orienté action et d'un passage à l'action régulier. Formuler des objectifs clairs, les annoncer publiquement et les ancrer dans des routines concrètes — c'est ça qui produit des résultats en freelance.

Comment décider depuis son futur self en solopreneur ?

Avant chaque décision importante, demande-toi : "qu'est-ce que ferait le solopreneur que je veux être dans 3 ans ?" Cette question t'aide à prendre des décisions cohérentes avec ton identité future — et à construire les actifs dont tu auras besoin pour y arriver.

Pourquoi prendre des vacances est stratégique quand on est freelance ?

Bloquer des vacances crée une contrainte positive : pour partir sans perdre d'argent, tu dois construire des actifs scalables qui tournent sans toi. C'est souvent la meilleure motivation pour sortir enfin de la vente exclusive de son temps.

Qu'est-ce que l'incubateur solopreneur ?

L'incubateur solopreneur est un programme annuel qui aide les freelances à passer à l'action chaque semaine via des lives experts, des bootcamps mensuels et une communauté de +300 solopreneurs. L'objectif : construire ses actifs (offre, média, produit scalable) en 1h par semaine.

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